Economie

Olivier: Une bourse à dimension nationale pour promouvoir la filière

Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:5384 Le 01/11/2018 | Partager
80 producteurs nationaux à El Attaouia du 28 novembre au 1er décembre
Des awards pour encourager les meilleures performances

Réunir ses forces pour faire de l’olivier un super moteur de développement agricole régional. Tel est l’objectif du Salon national de l’olivier, dont la 5e édition est prévue du 28 novembre au 1er décembre à El Attaouia (province de Kelâa des Sraghna), sous le thème «Consommation des produits de qualité: levier pour le développement de la filière oléicole». 

Organisé sous l’égide du ministère de l’Agriculture en partenariat avec le conseil provincial de Kelâa des Sraghna, la Fédération interprofessionnelle marocaine de l’olive et la Ficopam, ce salon souhaite mettre en avant la filière dans la région. La province de Kelâa des Sraghna assure en effet 50% de la production, avec une superficie de 47.700 ha d’oliviers et concentre plusieurs unités de transformation. Son fief El Attaouia peut constituer une plateforme commerciale et une véritable bourse de l’olivier aux dimensions régionale et nationale.

Les organisateurs y croient. C’est ainsi que ce salon, érigé sur 6.000 m2, rassemble chaque année 80 producteurs qui y exposent leurs dernières nouveautés en matière de trituration de l’huile d’olive, de transformation d’olives de table, de culture et d’industrialisation de l’olive, entre autres. Il s’agira aussi, selon les organisateurs, de constituer une plateforme où les opérateurs pourront établir des relations commerciales et de partenariat dans les deux sens.

C’est que la région concentre en effet une des plus grandes étendues d’oliviers plantés dans l’ensemble du Maroc. S’inscrivant comme un rendez-vous annuel des professionnels, des chercheurs et de tous les intervenants dans le secteur oléicole, l’événement permet l’échange de connaissances, d’expériences et d’informations sur la filière.

Des prix sont également prévus pour encourager les agriculteurs qui réalisent les meilleures performances du secteur. En chiffre, la filière olive de table représente 25% de la superficie oléicole nationale, intervient pour 24% de la production nationale d’olives et contribue à hauteur de 60% aux exportations nationales de conserves d’olives et de 10% aux exportations de l’huile d’olive. Elle est aussi un grand pourvoyeur d’emploi au niveau régional.

Sachant que l’oliveraie régionale est dominée par la variété Picholine marocaine, on assiste depuis 2009 à la diversification du profil variétal par l’introduction de nouvelles variétés nationales ou importées. L’objectif étant de miser sur une meilleure qualité du produit. C’est là qu’intervient l’Institut national de la recherche agronomique (INRA).

Nouvelles variétés

Malgré sa double finalité, la picholine marocaine présente certaines limites. C’est ainsi que deux variétés, «Haouzia» et «Ménara», travaillées par l’INRA  et obtenues à partir de la sélection clonale au sein de la variété population «Picholine marocaine», sont aujourd’hui largement diffusées au niveau national. Et depuis 2016, 5 autres variétés, obtenues par croisement, ont enrichi la collection.  Toutes ces actions rentrent dans le cadre de la stratégie du «Plan agricole régional» , piloté et coordonné par la Direction régionale de l’agriculture. Ce plan, qui est une déclinaison régionale du plan Maroc Vert, réserve une place de choix à l’oléiculture à travers un portefeuille de 141 projets prévus à l’horizon 2020, toutes filières confondues. Les projets oléicoles programmés pourraient drainer à terme un investissement d’environ 6,1 milliards de DH, soit 70% de l’enveloppe consacrée au PAR.

Badra BERRISSOULE

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