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Economie

Gestion intégrée des zones côtières: Le Maroc peaufine son modèle

Par Nadia DREF | Edition N°:5172 Le 20/12/2017 | Partager
Une opération pilote a bénéficié à 575 personnes dont les revenus ont grimpé de 20 à 70%
Pêche, apiculture, agriculture, écotourisme… les activités concernées
Appui du Fonds mondial pour l'Environnement et de la Banque mondiale
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Le projet Gizc a permis la restauration de 2 hectares du cordon dunaire de la plage de la Moulouya et l’aménagement des allées pour permettre aux visiteurs de profiter du site d’intérêt biologique et écologique sans pour autant porter atteinte à l’écosystème (Ph. SEDD)

Le Secrétariat d’Etat chargé du Développement durable vient de dévoiler les résultats du projet pilote «Gestion intégrée des zones côtières». Ciblant l’Oriental, ce projet a couvert les provinces de Nador, Berkane et Driouch.  «Le projet Gizc a eu des impacts positifs, concrets et palpables dans l’immédiat tandis que d’autres sont attendus à moyen et long terme.

Toutes ces réalisations ont contribué à améliorer la qualité de vie des femmes ainsi que les revenus des pêcheurs et des agriculteurs bénéficiaires», fait valoir Nezha El Ouafi, secrétaire d’Etat chargée du Développement durable. Plusieurs projets ont été réalisés couvrant plusieurs domaines: pêche, apiculture, agriculture, écotourisme… Ils ont bénéficié à 575 personnes qui ont vu leurs revenus augmenter de 20 à 70%.

Ces projets, qui visent également la préservation des écosystèmes de l’Oriental, concernent la réhabilitation et restauration de certains sites sensibles, l’installation d’un récif artificiel semi-industriel, la mise en place d’une ferme d’algoculture et d’une ferme de conchyliculture, la plantation de 500 hectares d’arbres fruitiers, l’acquisition et la distribution de 1.400 ruches ainsi que l’acquisition des équipements permettant la durabilité de ces projets. A la clé, la création de 259 emplois permanents et 426 occasionnels.

Ce programme a également permis le  renforcement des capacités et la sensibilisation des acteurs locaux à la mise en œuvre de l’approche Gizc. D’ailleurs, 6 communes issues de la région ont intégré dans leurs plans d’action communaux (PAC) cette approche et les principes de la loi-cadre portant Charte nationale de l’environnement et du développement durable. Ce projet a également abouti sur la préparation d’un guide en tant que référence méthodologique pour les collectivités territoriales.

Le projet Gizc est financé par un don de 50 millions de DH du Fonds mondial pour l'Environnement dans le cadre du programme «Sustainable Med». Ce projet est supervisé par la Banque mondiale qui a également assuré un appui technique à l’unité de gestion du projet. Il a pour objectif d’accélérer la croissance, lutter contre la pauvreté, réduire les disparités sociales et contribuer à la durabilité d’exploitation des ressources naturelles dans la région méditerranéenne orientale du Maroc.

«Par la particularité de ses parties prenantes, la nature des populations cibles et le contenu des prestations et projets déployés, le projet Gizc est un modèle de référence qui s’inscrit pleinement dans cette démarche. Nous sommes appelés à le dupliquer dans d’autres régions du Royaume», précise la secrétaire d’Etat.

Préoccupation régionale

Le  Maroc à l’instar des pays riverains de la Méditerranée fait face à des problèmes communs et interdépendants de la gestion des ressources naturelles. Ce grand écosystème marin est très sensible aux impacts terrestres liés à la pollution aussi bien urbaine qu’industrielle. Cet écosystème pâtit également de la détérioration de la qualité et de la quantité de l'eau douce à cause de la pollution solide, et les pertes d’habitat côtier marin et terrestre et de ressources notamment la pêche.   
Pour rappel, les pays méditerranéens ont répondu à des défis différents par diverses initiatives nationales et régionales. Ces actions comprennent: la Convention de Barcelone et le Programme Pnuemap, le Programme d'assistance technique pour la protection de l'environnement méditerranéen (METAP), le Partenariat stratégique pour l'écosystème marin de la Méditerranée (Partenariat Med) et récemment l’Union pour la Méditerranée (UPM).

 

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