Entreprises

L’écosystème ferroviaire prêt avant fin 2017

Par Nadia DREF | Edition N°:5153 Le 22/11/2017 | Partager
Le dossier est quasiment bouclé et déposé auprès des Finances
Un potentiel estimé entre2 et 4 fois en termes d’emplois, de chiffre d’affaires, de valeur ajoutée et export d’ici 2025

La mise en place d’un écosystème ferroviaire sera finalisée avant fin décembre prochain. Une information confirmée lors de la deuxième édition du «Rail Industry Summit», qui s’achèvera le 23 novembre à Casablanca. Ce sera sûrement l’un des événements phares marquant la fin de cette année.

Parmi les mesures phares annoncées en avant-première, l’accompagnement des investisseurs dans leurs implantations, la facilitation de l’accès au foncier, que ce soit pour une nouvelle installation ou une extension, ainsi que la création de centres de formation spécialisés. Au programme également, la création d’un laboratoire d’essais et d’homologation pour appuyer l’innovation.

Ce qui encouragera les industriels et équipementiers de rang 1 dont les premiers sont déjà là (Bombardier, Alstom…) de faire venir des équipementiers de rangs 2 et 3 pour attaquer sereinement le marché africain en pleine croissance compte tenu des besoins énormes exprimés en matière de mobilité. L’arrivée de ces mastodontes permettrait également de développer le transfert technologique et de favoriser l’émergence d’une industrie locale forte.

«Ce nouveau modèle devrait accompagner une montée en gamme et en puissance de l’industrie ferroviaire au Maroc. Un développement qui nécessite, outre l’engagement de l’Etat, celui des grands groupes nationaux et internationaux, sans oublier l’implication du tissu des PME locales», indique Zahra Maarifi, directrice générale de Maroc Export.

Le nouvel écosystème s’appuiera sur l’existence et l’expérience d’un chef de file, qu’est le constructeur national, la SCIF. Et ce, sans oublier le rôle important que joue l’ONCF dans le développement du secteur au niveau du Maroc ainsi qu’à l’échelle continentale. Les opérateurs de la filière profiteront également d’un marché intérieur important, des potentialités à l’export ainsi que des synergies possibles avec l’accélération en cours du développement d’autres industries (aéronautique, automobile, textile, etc.).

Pour Hassan Rebouhate, président du Groupement des industries ferroviaires Maroc (Gifer): «La création d’un écosystème ferroviaire est le fruit de deux années de travail. Cela permettra d’accompagner efficacement le programme de développement industriel national visant notamment à faire de la plateforme Maroc un hub de l’industrie ferroviaire en Afrique».

Pour sa part, Sébastien Ridremont, directeur de l’Ecosystème Maroc de Bombardier Transport: «Il y a une réelle volonté politique d’aller de l’avant, ce qui permettra de booster l’industrie dans un contexte favorable. Il faut miser sur la mobilité durable et la formation des opérateurs ainsi que les cadres de haut niveau».

Et d’ajouter: «L’écosystème ne doit pas se limiter au Maroc mais devra être élargi en Afrique». Même son de cloche auprès du PDG Maroc d’Alstom, Brahim Soua: «Nous misons énormément sur l’écosystème ferroviaire. Le moment opportun, le groupe sera prêt pour intervenir sur le marché africain».

17 milliards pour l’achat de matériel

Le nouvel écosystème sera mis en place à un moment où le marché a atteint sa maturité et où l’ONCF entame un nouveau cycle d’investissement offrant suffisamment de visibilité aux industriels pour construire et développer dans la durée. L’opérateur public a annoncé un budget se situant entre 11 et 17 milliards de DH pour l’acquisition des équipements et matériel d’ici 2021. S’y ajoute  une enveloppe annuelle dédiée à la maintenance du matériel roulant variant entre 150 et 500 millions de DH.

 

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