Competences & rh

MBA, ce précieux accélérateur de carrière

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5147 Le 14/11/2017 | Partager
Une nouvelle génération de cadres formés à la manière anglo-saxonne émerge
Mais peu d’entreprises soutiennent le développement des compétences de leurs talents
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Les cadres sont de plus en plus nombreux à nourrir l’ambition de mener une carrière à l’international et à s’inscrire dans des MBA afin de viser toujours plus haut
(Ph. L’Economiste)

Ismaïl Douiri, DG d’Attijariwafa bank, Lamia Boutaleb, Secrétaire d’Etat au Tourisme, Mehdi Tazi, ex-PDG de Saham Assurance, Mohamed Elmandjra, ancien DG de Méditel… ces top managers ont tous une chose en commun. Ils sont titulaires de MBA, décrochés de prestigieuses business schools à l’international.

D’autres sont aujourd’hui sur leurs traces. Cette génération de hauts cadres, formée à la manière anglo-saxonne, est la parfaite illustration de ce qu’un MBA pourrait procurer: des compétences solides, un réseau puissant et des opportunités en or. Oui, un MBA peut vous propulser au sommet, mais à condition de bien le choisir, d’investir l’argent qu’il faut et d’y mettre l’engagement qu’il faut.

Les entreprises aussi, en accédant à des managers de rang international, ont beaucoup à y gagner. Seulement voilà, toutes n’ont pas encore compris l’intérêt d’une telle formation. «Les entreprises nationales n’ont pas suffisamment pris conscience de l’apports de tels profils en nouvelles méthodes managériales», regrette Hicham Bouzoubaâ, ancien président de l’Association des alumni du MBA de l’Ecole des Ponts et Chaussées de Paris.

Au recrutement, le diplôme en lui-même est loin d’impressionner les patrons marocains. Ils sont d’abord à la recherche de qualités humaines. Par ailleurs, peu d’entre eux financent des MBA pour leurs cadres. Selon certaines études, un peu plus du tiers des étudiants en MBA bénéficient d’une prise en charge totale ou partielle du coût de leur formation par leurs employeurs. La majorité est obligée de grignoter sur son épargne ou de s’endetter.

Le tarif peut aller de 100.000 à plus de 320.000 DH. Les écoles, pour leur part, accordent des facilités de paiement, mais rares sont celles qui négocient des prêts bancaires à taux avantageux pour leurs étudiants. De son côté, l’Etat n’offre aucune incitation pour les formations diplomantes des cadres. L’enjeu de la compétence managériale est pourtant capital.

 

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