Dossier Spécial

Marche Verte: Une nouvelle génération aux commandes

Par L'Economiste | Edition N°:5141 Le 03/11/2017 | Partager
Hôtellerie, bâtiment... elle investit de nouveaux créneaux
Elle revient pour restructurer le business familial
En finir avec la culture d’assistanat
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Le programme de développement des provinces du Sud offre à la nouvelle génération des opportunités inédites   (Ph. Bziouat)

Ils sont jeunes, ils ont fait des études supérieures, souvent à l’étranger, ils reviennent au pays pour aider les parents. Comme ils savent manier les chiffres, ils donnent un coup de main pour restructurer le business familial. La gouvernance moderne exige notamment l’instauration d’un système financier et comptable à la hauteur. S’ils travaillent dans le sud du Maroc, ils ont tous des résidences à Agadir, Casablanca et Rabat.

«Du coup, ils sont souvent dans les avions», souligne l’un d’entre eux qui préfére garder l’anonymat. Cette jeune élite économique se lance dans de nouveaux business comme notamment l’hôtellerie et le bâtiment. Le programme de développement économique et social pour les provinces du Sud offre, il est vrai, des opportunités inédites de se positionner. Les montants des investissements publics annoncés s’élèvent à 77 milliards de DH.

L’état d’avancement de ces programmes est qualifié de satisfaisant, selon le Ministre de l’Intérieur qui a fait récemment une visite dans la région. Fiscalement, cette dernière est attractive. Avec une démarche beaucoup plus constructive, elle reconfigure la composition du Sahara, y compris la sensibilité tribale, optant pour la mixité, se mariant  avec des personnes différentes de leur tribu ou de leur région.
Cette nouvelle génération constitue ainsi un vivier de compétences pour la mise en place d’un véritable modèle de développement économique dans ces provinces.

Pour cela, elle veut en finir avec la culture d’assistanat qui plombe le sud. Autrement dit, sortir de l’investissement public et des secteurs classiques comme la pêche, la distribution et quelques autres services. L’équation à résoudre est de voir comment créer une vraie économie variée.

Le potentiel en matière de tourisme existe mais a besoin d’une approche avec de petits projets à taille humaine, pour reprendre l’expression d’une ancienne députée sahraouie. Une tendance relevée à Dakhla où tous les petits hôtels créés fonctionnent à plein régime. «Dans ce secteur, les mégaprojets n’ont plus le vent en poupe», confie-t-elle.

Par ailleurs, la région du Sud est de plus en plus considérée comme une porte sur l’Afrique pour de nombreux investisseurs. C’est le cas par exemple des concessionnaires automobiles qui ont décidé d’implanter des showrooms notamment à Dakhla pour vendre non seulement aux Marocains mais aussi aux Africains. Renault s’y est déjà installé. D’autres marques devront suivre. Ces initiatives s’inscrivent dans l’idée de faire de cette région une plateforme pour l’Afrique.

 

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