Economie

Solaire, éolien… Le forcing des énergies renouvelables

Par Nadia DREF | Edition N°:5132 Le 23/10/2017 | Partager
Mise en service de la 4e phase de Noor IV en 2018
Les travaux du parc éolien de Taza et du projet intégré de 850 MW se poursuivent
Entre 2016 et 2030, 400 milliards de DH d’investissements prévus
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En 2018, il est prévu d'activer la mise en service de la quatrième phase du complexe solaire Noor IV de Ouarzazate. Un projet d’une capacité de 72 MW (Ph. L'Economiste)

Le projet de loi de finances 2018 va dans le sens de la poursuite des efforts en matière de promotion des énergies vertes. L'objectif  est  de porter la capacité de production à base d’énergies renouvelables dans le mix énergétique à 42% en 2020 et à 52% en 2030. Le mix sera réparti à hauteur de 20% dans le solaire, 20% dans l’éolien et 12% dans  l’hydraulique.

Sur le solaire, il est prévu d'activer la mise en service de la quatrième phase du complexe Noor IV de Ouarzazate. Un projet d’une capacité de 72 MW. L'investissement global est estimé à plus de 750 millions de DH. S’y ajoutent le lancement des travaux de réalisation des centrales Noor Midelt (800 MW), Noor Laâyoune (80 MW) et Noor Boujdour (20 MW). Ces chantiers font partie de la première phase photovoltaïque du plan Noor IV d’une capacité globale de 172 MW et un coût estimatif de 2,27 milliards de DH

. Pour ce qui est de l’appel d’offres pour la construction de la centrale Noor Midelt combinant les technologies thermo-solaire et photovoltaïque, lancé en juillet 2016, la deuxième phase a été reportée à décembre 2017. Notons que les projets pilotés par Masen dans le cadre du plan solaire multi-sites et multi-technologies Noor visent à produire une capacité minimale de 2.000 MW d’ici 2020.

Sur le programme de l’énergie éolienne, le PLF 2018 prévoit la poursuite des travaux de réalisation du parc de Taza (150 MW). De même que le lancement de la réalisation du projet intégré d’une capacité de 850 MW ventilée comme suit: Tanger II (100 MW), Jbel Lahdid (200 MW), Midelt (150 MW), Tiskrad (300 MW) et Boujdour (100 MW). Ce plan, qui s'étend sur 10 ans (2010-2020), nécessitera un investissement de 31,5 milliards de DH.

Il a pour objectif de porter la puissance électrique installée, d’origine éolienne, de 280 MW en 2010 à 2.000 MW à l’horizon 2020. Pour l'heure, le Maroc dispose d’une capacité de 780 MW en exploitation grâce à la mise en œuvre de quatre parcs éoliens privés à Foum El Oued, Akhfenir, Haouma et Tarfaya.

Pour encourager les investisseurs, le marché d’électricité de sources renouvelables est partiellement ouvert à la concurrence, et ce conformément à la loi n°13-09 relative aux énergies renouvelables et à son décret d’application.
C’est dire que le Maroc fait tout pour réussir le challenge de se positionner en tant que hub énergétique régional. D’ailleurs, les investissements estimés dans le secteur, entre 2016 et 2030, s’élèvent à 400 milliards de DH dont les ¾ concernent les énergies renouvelables.

Par ailleurs, le cadre législatif et réglementaire a été modernisé et complété pour relever les défis des énergies renouvelables. Il a redistribué le rôle des différents acteurs publics du secteur, notamment la société Moroccan Agency for sustainable Energy (Masen), l’Office national de l’électricité et de l’Eau potable (ONEE) ainis que l’Agence marocaine de l’efficacité énergétique (AMEE). Pour ce qui est de la Société des investissements énergétiques (SIE), qui se retrouve out, rien n’a encore été décidé.

Formation: Lancement d’une filière spécialisée

Le chantier de développement des compétences dans les énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique est ouvert. Le ministère de tutelle a entrepris des projets et programmes relatifs au développement de la formation et de l’infrastructure dédiée à la R&D. Ceci s’est concrétisé par la création d’Instituts de formation aux métiers des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (IFMEREE). Le premier a été lancé à Oujda. Un second a été ouvert début septembre dernier, à Tanger. Un troisième est prévu à Ouarzazate. De même, pour renforcer le positionnement du Maroc au niveau de l’Afrique, une étude de faisabilité est prévue  pour la réalisation d’un réseau d'instituts régionaux de formation des techniciens spécialisés dans le domaine des énergies renouvelables et de l’efficacité dans le cadre du programme gouvernemental pour la période 2017-2021. Rappelons aussi la mise en place de l’Institut de recherche en énergie solaire et énergies nouvelles (Iresen) ainsi que  la mise en service du complexe «Green Energy Park». Ce dernier est composé de laboratoires de pointe et plusieurs plateformes de test et de projets pilotes. Autre action programmée, la mise en place d’un cluster solaire qui servira de plateforme réunissant professionnels et entreprises.

 

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