International

France: Macron fixe les priorités diplomatiques

Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:5094 Le 28/08/2017 | Partager
La feuille de route déclinée demain mardi
Le tandem franco- allemand pour renforcer l'Europe
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Le président français Emmanuel Macron réunira lundi l'ensemble du gouvernement pour un séminaire de rentrée à l'Elysée, avant des semaines périlleuses marquées par le premier mouvement social du quinquennat et l'annonce d'importantes économies à réaliser l'an prochain. Le lendemain, il présentera les axes de la politique étrangère devant 200 ambassadeurs (Ph. AFP)

Les grands axes de la politique étrangère française seront déclinés mardi 29 août par Emmanuel Macron  devant quelque 200 ambassadeurs réunis à Paris pour la rentrée diplomatique. Un rendez-vous annuel qui fixe leur feuille de route et qui intervient moins de quatre mois après l'arrivée au pouvoir de Macron. Une période durant laquelle le président français a été très remarqué à l'international avec parfois des sorties assez virulentes comme l'a montré vendredi sa charge contre la Pologne, qui l'a, en retour, accusé d'arrogance.

Le noyau dur du «macronisme» s'articule autour de l'Europe et la volonté de lui redonner impulsion et  crédibilité grâce à la relance du couple franco-allemand. Le redressement de l'influence française à Bruxelles sera néanmoins conditionné par le succès des réformes internes:  code du travail, objectifs de réduction du déficit… Mais l'Europe ne se résume pas à la relation franco-allemande. La relation de la France est difficile avec l'Italie sur la question migratoire ou les enjeux industriels et navals. En fait, l'Italie a notamment été froissée par l'organisation en juillet près de Paris d'une rencontre entre les frères ennemis libyens, qui s'est soldée par une déclaration conjointe de principe pour sortir du chaos.

Sur plusieurs sujets, Macron a annoncé des initiatives fortes comme la création des centres d'enregistrement des migrants en Libye. Une initiative sur laquelle l'Elysée a rapidement fait marche arrière. Paris organise d'ailleurs ce lundi un sommet avec ses partenaires européens (Allemagne, Italie, Espagne) et africains (Libye, Tchad et Niger) sur la crise migratoire.
Sur le dossier syrien,  Macron a réaffirmé à maintes reprises que la priorité française était la lutte antijihadiste. Il a également affiché son «pragmatisme» au sujet du président Bachar al-Assad.  La main tendue à Moscou pour coopérer dans la lutte contre le terrorisme ou le démantèlement total de l'arsenal chimique syrien n'a pas donné lieu à des mesures concrètes.

Avec les Etats-Unis de Donald Trump,  Macron s'est positionné comme un farouche défenseur de l'accord de Paris sur le climat, tout en déroulant le tapis rouge au locataire de la Maison-Blanche, invité d'honneur le 14 juillet à Paris.  Une tactique qui vise à maintenir le lien avec l'imprévisible président américain et à ne pas l'isoler davantage sur la scène internationale, a répété l'Elysée.

K. M. avec Agences

 

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