Culture

«L’Afrique en Capitale» invite Marrakech à sa table

Par Stéphanie JACOB | Edition N°:4988 Le 24/03/2017 | Partager
La Fondation Montresso, partenaire de l’événement
Représentée par ses résidents à Jardin Rouge de Marrakech
Exposition, installation et fresques murales au programme
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Hors les murs, Hendrik Beikirch poursuit son projet «Tracing Morocco» avec un nouveau portrait géant d’une Marocaine peint sur la façade de la Caisse de dépôt et de gestion (Ph. Montresso)

Tout le mois d’avril, Rabat abrite «L’Afrique en Capitale» célébrant la culture contemporaine africaine. Coordonnée par la Fondation nationale des musées et soutenue par de nombreux partenaires, cette manifestation artistique multidisciplinaire

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La fresque murale du jeune artiste réunionnais AbeilOne, qui aime parler de l’animalité de l’homme à travers ses mythologies urbaines, est actuellement en cours de réalisation sur le mur de la caserne des sapeurs-pompiers de Rabat (Ph. Montresso)

s'apprête à investir la ville. Plusieurs hôtes réguliers de la résidence d’artistes Jardin Rouge à Marrakech, soutenus par la Fondation Montresso, y sont attendus. Dans le cadre de l’exposition «Présence commune» au Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain, le Parisien Kouka Ntadi opère une rétrospective de ses 4 années de recherche picturale sur le guerrier Bantou.

Des œuvres qui ont signé ses fins de résidences à Jardin Rouge avec «Bantus» en 2015 puis «Dos au mur» en 2016. L’artiste voit également son installation «Le guerrier de la république» prendre place sur le parvis du MM6, après avoir été présentée lors de la 12è édition de la biennale de Dakar sur l’île de Gorée. Un symbole. Pour cette même exposition, le public va également découvrir pour la première fois la série «Renaissance» de Wahib Chehata. L’artiste a élu domicile au Mali depuis 2014 et y a inventé une nouvelle mythologie, confrontant les images références de l’histoire de l’art avec la civilisation africaine la plus brillante (voir nos pages 34 et 35).

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Pour l’exposition «Présence commune» au Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain, Wahib Chehata présente pour la première fois la série «Renaissance». L’artiste y confronte les images références de l’histoire de l’art avec la civilisation africaine la plus brillante (Ph. Montresso)

Mais «L’Afrique en Capitale» pour la Fondation Montresso, c’est aussi des actions hors les murs. Après avoir posé le portrait géant d’Aziz le maçon face à la gare ferroviaire de Marrakech, Hendrik Beikirch poursuit son projet «Tracing Morocco» avec un nouveau portrait sur la façade de la Caisse de dépôt et de gestion. Au total, ce sont 12 fresques murales de Marocains réalisées à travers le monde, l’édition d’un livre, des sérigraphies et une série photographique. Quant à Tarek Benaoum, il imprime sa calligraphie hybride sur les murs de la Bibliothèque nationale du Royaume du Maroc, tandis que le jeune artiste réunionnais AbeilOne parle de l’animalité de l’homme à travers ses mythologies urbaines sur le mur de la caserne des sapeurs-pompiers de Rabat.

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