Courrier des Lecteurs

Artistes de rues: Interdits mais pas trop!

Par L'Economiste | Edition N°:4987 Le 23/03/2017 | Partager
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■ Tapage nocturne!
Depuis plusieurs mois, les artistes de rues pullulent sur la place des Nations unies.
Jouant jusqu’à des heures tardives, ils dérangent clairement les habitants du quartier dont je fais moi-même partie! Fort heureusement pour les riverains, ils ont récemment été interpellés par la police. Et il était temps! A mon sens, il faudrait tenir ces artistes loin des endroits publics. Ces derniers doivent jouer dans des lieux spécifiquement dédiés à leur art. Le confort de vie des habitants passe en premier, désolé!
H.J.

■ Un faux problème!
La wilaya de Casablanca a récemment interdit aux musiciens de jouer dans les espaces publics. Mais de qui se moque-t-on? Les gestionnaires et les autorités de la ville ont à mon avis d’autres chats à fouetter que de faire la chasse aux artistes qui chantent dans nos rues! Qu’ils s’occupent d’abord de nettoyer les boulevards des centaines de prostituées qui les occupent et qu’ils mobilisent les forces de la police pour lutter contre les véritables fléaux de la métropole tels que les agressions, les vols ou encore les cambriolages.  Là ils ont du travail à faire. A bon entendeur salut!
S.P.

                                                                       

 

■ Réouverture du complexe Mohammed V: Honte à vous!
J’ai appris à ma grande stupéfaction que le complexe Mohammed V est sur le point de rouvrir. Mais de qui se moque-t-on?!
Avec tous les désagréments que le stade d’honneur a déjà causés, l’on est clairement en droit de s’interroger sur la légitimité d’une telle décision! Je vous rappelle que ce même lieu avait entraîné l’année dernière la mort de plusieurs spectateurs. Mais pas seulement. Chaque nouveau match avait le droit à son lot d’agressions, de vols, de casse de voitures et de tapage nocturne. Etant moi-même riverain, j’étais automatiquement inquiet pour la sécurité de mes filles dès que deux équipes foulaient le terrain du stade. Et ce n’est pas tout. Rentrer chez moi avant, pendant et à la fin des matchs était un calvaire sans nom à cause des embouteillages qui devenaient systématiques.
Il faut en finir avec cette histoire et fermer le complexe une fois pour toutes. Il est clairement nuisible et n’apporte que des problèmes!
B.C.

■ Départ de Benkirane: Rien ne va changer!
Le départ de Benkirane et l’arrivée d’El Othmani ne vont rien changer au paysage politique du pays. Le PJD est en effet un parti organisé selon des principes stricts. Tous ses membres exécutent des options et décisions adoptées par leur conseil. Doté d’une personnalité moins charismatique que celle de Benkirane, El Othmani ne pourra changer la donne. Il sera le porte-parole du parti, ni plus ni moins! Les blocages persisteront jusqu’à la désignation d’hommes forts et technocrates, seuls aptes à gérer le pays.
A.M.

■ Mixité professionnelle: Les femmes loin derrière les hommes!
Les femmes ont encore un long chemin à parcourir au Maroc sur le plan professionnel! J’ai appris que seul 2% de ces dernières occupent des postes de PDG au sein des 48 entreprises marocaines ayant le chiffre d’affaires le plus élevé! C’est inadmissible qu’en 2017, les femmes continuent à assurer les travaux domestiques tandis que les hommes dominent le marché du travail!
Il faut à tout prix changer les mentalités et les cultures dans ce sens. En effet, une meilleure intégration des femmes aura des retombées positives sur l’économie du pays! Mais tout n’est pas perdu pour autant. Heureusement que quelques entreprises, dont notamment la Lydec, commencent à donner l’exemple à ce niveau et tendent à favoriser l’égalité des sexes pour les opportunités de carrière.
Battons-nous pour placer les femmes à des postes hiérarchiques. Elles le valent bien!
V.M.
■ Inondations causées par les oueds: Préparons nous au pire!
Les inondations causées par le débordement des oueds sont monnaie courante dans les provinces marocaines ! L’on sait par exemple que Tanger a été frappée de plein fouet par le phénomène en 2008 ou encore en 2015. La ville du détroit tente actuellement de prévenir plutôt que guérir en mettant en place des ouvrages de protection contre les inondations.
Il faudrait à mon sens généraliser ce genre de procédure pour l’ensemble des villes du Royaume concernées par ce fléau dont notamment Casablanca. Mais pas seulement. Je pense qu’il faut également créer en amont des villes des bassins de recueillement des eaux qui permettraient d’éviter que cela ne se reproduise.
A.A.

■ Parkings sauvages de Kandahar: Une erreur à ne plus reproduire!
C’est bien d’avoir fait disparaître le royaume de Kandahar. Cette étendue désertique située à 400 kilomètres au sud de Dakhla était en effet devenue au fil du temps une zone composée de parkings sauvages comprenant de nombreuses carcasses métalliques et de montagnes de vieux pneus. Mais cette opération d’assainissement, bien qu’essentielle, n’est pas suffisante. Il ne faut plus que cela se reproduise à l’avenir. Pour changer la donne, les autorités doivent à mon sens créer des zones spécifiquement conçues à cet effet et qui ne dénaturent pas le paysage désertique marocain. Ces parkings sauvages me font penser au film «Mad max» et sont tout bonnement inadmissibles! Mais de qui se moque-t-on?!
S.P.

 

 

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