Régions

Khouribga: L’OCP, partenaire de taille

Par Jamal Eddine HERRADI | Edition N°:4983 Le 17/03/2017 | Partager
Soutien au développement socio-économique
Les jeunes, la femme, le sport, principaux bénéficiaires
Création d’un pôle urbain sur plus de 300 hectares
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L’extraction des phosphates reste l’activité principale dans la province de Khouribga. L’OCP veille à en faire bénéficier toutes les populations de la province à travers des actions socioéconomiques et culturelles (Ph. OCP)

Quand on dit Khouribga, on pense OCP. Et quand on dit OCP, on se tourne vers Khouribga. C’est une véritable histoire d’amour qui s’est tissée entre la province et le groupe phosphatier. Une histoire qui a débuté il y a plus d’un siècle et qui dure encore malgré les éclats qui viennent de temps en temps en entacher la sérénité. «L’Office», comme on se plaît à l’appeler, est présent partout dans cette province. Non seulement par son activité minière, mais aussi par les différentes actions qu’il mène dans le cadre de sa participation au développement socio-économique de Khouribga et sa région. Actions qui couvrent notamment les domaines de l’éducation, de la santé, de l’animation socioculturelle et sportive, du sponsoring des festivals et moussems dans la région et des différentes sections du club omnisports OCK (17 disciplines).

Ainsi, en matière d’éducation, l’OCP intervient pour l’amélioration des conditions de scolarité à travers l’attribution de vélos aux élèves en milieu rural. Et aussi par la mise à disposition de bus scolaires au profit des communes et associations de parents d’élèves. Sans oublier la promotion de l’excellence par l’attribution de prix aux élèves méritants des établissements scolaires.
Toujours sur le chapitre du soutien au développement socio-économique, il y a lieu de citer le centre Khouribga Skills. D’une superficie de 11.600 m² (dont 5.800 m² couverts), ce centre bénéficie à 1.000 personnes/an. A son actif, 35 TPE créées, 9 projets de coopératives subventionnés, 409 jeunes accompagnés (appui à l’employabilité), 76 projets associatifs financés, 16 projets d’activités génératrices de revenus financés. Le centre a également accompagné 17 initiatives citoyennes.

L’OCP est également engagé dans la préservation de l’environnement  et la lutte contre sa dégradation. C’est ainsi que l’optimisation des ressources hydriques a été inscrite sur l’ensemble de la chaîne de valeur. Et cela se fait à travers deux axes. Le premier concerne les installations minières dont on a réduit de 20% la consommation d’eau par tonne de roche. Le second concerne les infrastructures de transport du phosphate avec le Slurry Pipeline. Les procédés retenus par les équipes d’ingénieurs se basent sur le transport de la pulpe de phosphate, composée à 60% de minerai et à 40% d’eau. La mise en service du pipeline générera une économie de près de 3 millions de m3 d’eau annuellement suite à la conservation de l’humidité naturelle de la roche.

Mieux encore: l’OCP a réalisé une Station de traitement des eaux pluviales (Step) à Khouribga. C’est le premier projet expérimentant la réutilisation industrielle des eaux usées traitées dans le lavage des phosphates. Opérationnelle depuis 2010, cette Step assure l’alimentation de la laverie Mrah Lahrach en eaux de lavage à travers une station de pompage et une conduite d’amenée d’eau de 15 km. Sa capacité de traitement est de 5 millions de m3.
En outre, le projet «Maroc Central», initié par le groupe, va permettre l’abandon des prélèvements des eaux souterraines et leur substitution par l’utilisation des eaux de surface via le programme d’adduction des eaux de barrage. Ainsi, 15 millions de m3 d’eaux souterraines seront épargnés à l’horizon 2025.

C’est dans ce cadre qu’entre le projet «Maroc Central» d’adduction d’eau à partir du barrage Ait Messaoud. Ce projet vise à satisfaire les besoins industriels en eau des nouvelles installations minières de Khouribga pour un investissement de 1,4 milliard de DH. Il consiste, en effet, en la réalisation des ouvrages nécessaires pour assurer le traitement par débourbage et l’amenée de 45 millions de m3 d’eau/an, à partir du barrage Ait Messaoud jusqu’à Khouribga. Le projet a démarré en 2010 et assure aujourd’hui l’alimentation en eau des installations minières de Sidi Chennane, El Halassa, Mrah Lahrach et Daoui.
Pour les besoins des sites de Gantour, un projet d’adduction au barrage Al Massira (dans la province de Settat) est en cours de réalisation. Il permettra la réallocation géographique de 18 millions de m3 par an.

Mine verte

C’est le projet de «Mine verte» initié il y a quelques années par l’OCP qui retient l’attention. Ce projet va permettre la réhabilitation de l’ancien site minier de l’OCP situé au sud-est de la ville de Khouribga dans le cadre d’un développement durable intégré. Ce projet de pôle urbain d’environ 300 hectares, conçu dans le respect de l’environnement et pour l’amélioration de la qualité urbanistique et architecturale de la ville, proposera un cadre de vie  avec des attractions touristiques, un quartier résidentiel de plus de 6.000 unités de logement, un complexe hôtelier ou encore des villages de vacances et de loisirs. Un quartier, dédié aux médias et aux loisirs,  comprendra des équipements socioculturels dont une médiathèque, un centre commercial, des équipements de loisirs de proximité, de plein air ainsi qu’un jardin traversant tout le site. La médiathèque a été déjà livrée dans sa globalité et sa gestion a été confiée à la fondation OCP. Les travaux d’aménagements extérieurs et les voiries sont également achevés. Côté transport, les concepteurs du projet «Mine verte» ont pensé à l’aménagement d’une zone de stationnement dédiée dont la première tranche d’une surface d’un hectare a été livrée en 2015.

Reconstituer le milieu naturel

Original. C’est le moins qu’on puisse dire du projet de  réhabilitation des mines en cours d’épuisement et la reconstitution d’un milieu naturel en espèces de gibier (perdrix, lièvre, pigeon,…).  Le projet prévoit également la création d’une amodiation de chasse. Projet d’envergure, il permettra à terme de développer les activités de chasse dans la région, à encourager le tourisme cynégétique, de lutter contre le braconnage et de créer un espace convivial pour les familles. La construction d’un club de tir dans la région d’Oued Zem est également prévue. Elle vise à préparer des équipes pour des compétitions nationales et internationales.

 

 

 

 

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