Competences & rh

Enquête Rekrute.com: Seuls 15% des jeunes veulent intégrer le public

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:4960 Le 14/02/2017 | Partager
L’entreprise idéale: privée, financièrement solide et basée dans l’axe Casablanca-Rabat
Le management participatif et le travail d’équipe plébiscités
Plus de la moitié préfèrent un horaire flexible
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Les jeunes ont-ils réellement perdu leur obsession pour le public? Selon la dernière enquête du cabinet Rekrute.com sur «l’entreprise idéale pour les jeunes», menée auprès de 5.236 sondés (dont 81% ont moins de 35 ans), uniquement 15% confient souhaiter travailler dans le public. Le constat est étonnant, sachant que près de 60% des candidats au baccalauréat ont déclaré vouloir travailler dans le secteur public, à l’occasion de l’enquête socioéducative menée par le groupe L’Etudiant Marocain, en partenariat avec HEM. Réalisée entre janvier et mai 2015 (dévoilée en mars 2016), l’enquête avait touché 5.236 élèves (exactement le même chiffre) de la deuxième année du baccalauréat, dans les douze régions.

Une fois sur le marché du travail, et après avoir gagné en maturité (49% des répondants ont, en effet, entre 25 et 34 ans, 13% entre 35 et 44 ans et 32% ont moins de 25 ans), les jeunes ont donc tendance à changer de perception.  Ainsi, à leurs yeux, l’entreprise idéale est d’abord privée. Il s’agit, également, d’une structure financièrement solide. C’est leur premier critère de sélection, suivi de la réputation de l’employeur, des valeurs de l’entreprise, et de la nature de son activité. Et puis fini le schéma classique de l’employé cloîtré dans son bureau ou isolé. Près de 4 sur 10 souhaitent exercer dans un open space, et plus de 43% choisissent un bureau semi-fermé. Seuls 16% rêvent de disposer de leur propre bureau. Cela traduit parfaitement leur penchant pour le travail en équipe (90% le plébiscitent).

En entreprise, les jeunes actifs aspirent à un style de management participatif (55,4%). «Ils cherchent à être valorisés et considérés au sein de l’entreprise», souligne l’enquête. Ce qui les motive en premier, c’est le salaire. Viennent ensuite des considérations liées à leur développement personnel et à leur épanouissement. Les connaissances et expériences acquises se classent, ainsi, en deuxième position des éléments les plus motivants, suivies de la variété des missions et des perspectives d’évolution. Les formations offertes arrivent, en revanche, en dernier.
Evidemment, la majorité (62,4%) souhaiterait travailler dans l’axe Casablanca-Rabat, là où il y a le plus d’opportunités d’emploi, suivi de Tanger (14,3%) et de Marrakech et régions (7,9%).

Pour maximiser leur employabilité et s’assurer plus d’opportunités sur le marché de l’emploi, les deux tiers penchent pour la polyvalence des tâches au lieu de la spécialisation. Si 47% optent pour des horaires fixes, 53% préfèrent des horaires flexibles. Et plus ils avancent dans l’âge, plus ils cherchent à gagner en liberté. 84% des 45-55 ans, par exemple, optent pour un horaire flexible, contre 41% des moins de 25 ans.  
En termes d’évaluation, ils préfèrent être jugés principalement sur la base de leurs compétences et potentiel, au lieu d’être appréciés en fonction de leur formation, expérience ou personnalité. Les deux tiers souhaiteraient être évalués à la fois de manière quantitative et qualitative.

En guise de reconnaissance, les jeunes revendiquent d’abord une évolution de carrière (57,8%) et des tâches plus stratégiques ou  à plus forte valeur ajoutée (22,7%). L’argent ne vient qu’en dernière position de leurs exigences (19,6%). Côté avantages, ils privilégient les primes mensuelles, suivies d’horaires de travail flexibles, de la mise à disposition de boissons ou de biens fabriqués par leur entreprise, et de repas pris en charge par leur employeur.

 

 

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