Entreprises

Obligations vertes: Masen ouvre le bal

Par Soufiane NAKRI | Edition N°:4892 Le 07/11/2016 | Partager
Une première émission de «green bonds» pour 1,15 milliard de dirhams
Attijariwafa bank , arrangeur de l’opération

Accélération de la finance verte. C’est la principale conclusion qui ressort de la deuxième édition de la «Climate Finance Day» organisée vendredi  4 novembre par Casablanca Finance City. Avec la COP22 qui démarre ce lundi à Marrakech, le Maroc joue un rôle important dans cette accélération de la finance verte à l’échelle nationale. Le ministre de l’Economie et des Finances, Mohamed Boussaïd, a souligné que cette nouvelle industrie rencontre un problème d’instruments financiers et non pas de ressources. Et que  l’innovation financière est un chantier nécessaire pour faciliter son accélération. Le président du directoire de l’Agence marocaine de l’énergie solaire (Masen), Mustapaha Bakkoury, a annoncé la première émission des obligations vertes  au Maroc pour un montant de 1,15 milliard de dirhams, garanti par le Trésor. Elle sera destinée à financer trois projets photovoltaïques situés à Ouarzazate, Laâyoune et Boujdour, dotés d’une capacité de 170 mégawatts.  
Dans ce cadre, l’Autorité marocaine des marchés des capitaux publiera ce mardi un guide aux émetteurs et aux investisseurs afin de faciliter la compréhension de ces obligations vertes. Une première partie consiste à définir les concepts des «green bonds» ainsi que les différentes étapes suivies par les émetteurs. La deuxième partie sera consacrée aux différentes démarches du régulateur en matière d’instruction. «Il y a un intérêt assez marqué pour ce type de produit de la part des investisseurs institutionnels, notamment les assureurs», confie Nasser Seddiki, directeur des emetteurs à l’Autorité marocaine des marchés des capitaux.
Par ailleurs, le Maroc prépare, en concertation avec la Banque mondiale, des mesures fiscales favorables au climat. S’agit-il d’une prochaine taxe carbone? A cela s’ajoute le rôle du secteur privé pour accélérer la finance verte. «Aujourd’hui, la mobilisation des capitaux privés est centrale, 900 millions de dollars  sont nécessaires d’ici 2020, soit 60 millions chaque année», déclare James Close, directeur du changement climatique à la Banque mondiale. 

 

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