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L'Edito

Cloner

Par Nadia SALAH| Edition N°:5516 Le 15/05/2019 | Partager
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C'est incroyable et pourtant vrai: une pétition circule pour soutenir Zouhair Chorfi («petition-en-solidarite-avec-zouhair-chorfi». On peut l’atteindre en direct à partir des NL de L’Economiste). L’actuel secrétaire général du ministère des Finances et de l’Economie a fait sensation lors des Assises de la fiscalité en dénonçant, haut et fort, le comportement d’une bonne partie des professions libérales, surtout dans le domaine médical vis-à-vis de leurs obligations fiscales.

Dans ce secteur, seulement 10%  des professionnels ont répondu aux injonctions écrites et relances du fisc, les priant de se mettre en conformité avec la loi. Les cliniques y sont championnes de dissimulations (Cf. L’Economiste du vendredi 10 mai 2019). Au passage, on se demande comment il est possible que les pharmaciens puissent se trouver dans ce cas: en principe les médicaments sont fabriqués ou importés par des entreprises transparentes (sic!).

Un sur dix, c’est peu. Vraiment très peu. L’exaspération des fonctionnaires est justifiée. Comme celle des citoyens ordinaires, lesquels ont doublement raison d’être révoltés. En effet, le ministère s’est fait, pendant des décennies, le complice d’un énorme coup de force contre l’intérêt national.

Ce double sentiment explique sans doute le succès de la pétition en faveur du soutien au secrétaire général.

Comme la majorité des citoyens, l’auteur de ces lignes refuse de croire que quelqu’un ait pu oser reprocher l’indignation et le courage de ce haut fonctionnaire: il faut le cloner au lieu de le freiner.

Et on ne peut que regretter que les instances ordinales, nouvellement élues, n’aient pas spontanément profité de l’occasion pour expliquer à ses membres de quoi ils sont redevables. Ceci aurait été au moins aussi utile que de faire un dessin pour faire connaître  aux médecins ce qu’est une grippe ou de négocier des remises dans les hôtels.

Quoi qu’il en soit, le Maroc est là sur un tournant. A nous tous de le pousser dans le bon sens tout en le gardant des abus.

 

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