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L'Edito

Bilan

Par L'Economiste| Edition N°:3612 Le 09/09/2011 | Partager

DEPUIS quelques jours, le site makassib.ma de la Primature est sur toutes les lèvres. Censé présenter le bilan du gouvernement, il compile des synthèses d’actions envoyées par les ministères. Le recours à Internet a valorisé ce travail, avec l’avantage d’une plus large diffusion que le traditionnel support écrit. Ce qui est une bonne chose en soi. Autant d’outils et d’arguments mis à la disposition des militants de base qui finiront par faire la différence dans les semaines à venir. De quoi alimenter, en matière première, une campagne électorale avant l’heure.
Comme l’opération est pilotée par la Primature, il est normal qu’elle en tire tous les bénéfices. Cependant, dans ce bilan médiatisé à coup d’affiches, le passif doit aussi être débattu. Que sont devenues les promesses non tenues, les réformes annoncées dans la déclaration de politique générale et perdues en cours de route…? Autant de ratages évacués. Pourtant, le proverbe dit qu’une faute avouée est à moitié pardonnée.
Sauf que dans cette affaire, des ministres se sont distingués par rapport à d’autres, individuellement. Dans les dossiers aboutis, l’empreinte du chef de gouvernement est quasi inexistante. Tout au long de cette législature qui prend fin, le Premier ministre (chef de gouvernement) a brillé par son absence. Pas de suivi des dossiers, très peu de coordination au niveau du travail des ministres, livrés à eux-mêmes, sans coach ni panache. Les effets collatéraux de cette absence du chef d’orchestre ont été dévastateurs pour la solidarité de la majorité. Combien de fois des ministres ont chargé leurs homologues d’autres départements comme s’ils étaient la source de leurs problèmes, sans que cela ne suscitait la moindre réaction de Abbas El Fassi. Un pouvoir d’arbitrage anesthésié. Ce qui a finalement affaibli l’institution de la Primature.

Mohamed CHAOUI

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