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L'Edito

Barakalogie

Par L'Economiste| Edition N°:2123 Le 05/10/2005 | Partager

La sécurité, tout le monde en parle mais très peu l’applique. Regardez dans quel état s’effectue le transport des matières dangereuses au Maroc. Une véritable jungle. Beaucoup de camions-citernes qui circulent dans nos villes avec des cargaisons de gaz, de carburant ou d’acide sulfurique, sont des bombes mobiles. Il n’y a pas d’autre mot et c’est un miracle que les accidents soient si peu nombreux. En Europe, le transport des matières dangereuses est soumis à une réglementation draconienne. On ne conduit pas un camion de produits radioactifs ou d’acides comme un véhicule chargé d’agrumes. Il y a des normes très strictes à respecter par le véhicule et des qualifications spécifiques exigées du conducteur. Pour l’instant, le seul permis de conduire suffit au Maroc, même quand on ne sait pas lire le document qui accompagne la marchandise.Cette culture d’insouciance face au risque est quasiment un trait structurel des entreprises, quelle que soit la taille. On ne pense à la sécurité que lorsque survient un incident. Combien de sociétés disposent d’un plan de sécurité? Combien de ces firmes qui ont des sièges dans les immeubles sur les grandes artères de Casablanca font des exercices de simulation? Excepté celles qui y sont contraintes par la nature de leur activité, elles se comptent sur le bout des doigts. Il arrive même que les employés ne sachent pas où se trouvent les escaliers de secours. Le plus grave est même l’absence du smig sécurité. La preuve? Souvent, les extincteurs accrochés dans les couloirs d’immeubles y sont pour la forme et pour se conformer au minimum réglementaire. Le problème est que dans la majorité des cas, ces appareils n’ont pas été rechargés depuis des années et ne sont donc opérationnels qu’en cas de sinistre. Pour toute politique de sécurité, les entreprises font de la barakalogie.Abashi SHAMAMBA

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