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Société

Voyage en terres de safran
Tromperies sur marchandise

Par L'Economiste | Edition N°:2653 Le 16/11/2007 | Partager

. Attention aux colorants chimiques!Coupé, coloré, rassemblé, le safran a toujours été un produit très contrefait. On lui substitue souvent le curcuma, incontournable poudre jaune des marchés marocains, que l’on présente impunément comme de l’azafran. Ces colorants chimiques sont faussement dénommés safran et abusivement commercialisés dans les villes où la connaissance du safran naturel est moindre. «C’est un réel manque à gagner pour les producteurs, leur label en prend un coup quand l’origine est spécifiée. De même pour l’écoulement de leur marchandise naturelle, plus chère mais mal connue du public qui préfère se rabattre sur les épices bon marché» explique Jacques Ould-Aoudia, directeur de l’ONG, Migrations et Développement France. «Nous avons déjà essayé l’année dernière d’importer du safran pour le commercialiser, mais la chaîne de qualité n’a pas été respectée à plusieurs niveaux», explique Tatiana Ferrani, représentante de l’ONG Artisans du Monde à Aix, en France. En effet, un simple tour dans les stands du festival étonne par le nombre de panneaux affichant abusivement le label Ecocert. La fraude peut aller d’un simple alourdissement de l’épice par des huiles au mélange avec de la poudre de brique. On utilise aussi beaucoup les stigmates d’autres fleurs, comme le curcuma ou la calendula, qui ont la même apparence, mais pas les mêmes qualités que le safran. Un commerçant confie même que pour faire peser le safran plus lourd dans la balance, certains producteurs y ajoutent des petits cailloux invisibles à l’œil nu. Idem dans les différentes épiceries des alentours du village, l’étonnement est de mise lorsqu’on s’aperçoit que deux sachets d’un gramme contiennent pour l’un deux fois moins de substance que l’autre. Lorsqu’on pose la question au commerçant, celui-ci explique que la plupart des agriculteurs pèsent le safran avant de le faire sécher. Comme le safran du Maroc est largement plus préféré que ceux d’Espagne ou d’Iran, principaux concurrents du Royaume pour ce produit d’excellence, il n’est pas rare de trouver l’or jaune marocain mixé avec ces derniers, tout en gardant l’appellation 100% Tiliouine, juste pour le vendre au prix fort. Un compliment certes pour la production locale, mais dont le label pâtit largement. Najlae NAAOUMI

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