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    Economie

    Vive polémique sur les nématicides

    Par L'Economiste | Edition N°:818 Le 26/07/2000 | Partager

    • Le refus du Ministère de l'Agriculture d'homologuer ces produits de traitement des sols provoque la colère des horticulteurs• La contrebande comble le vide en procurant les mêmes produits à cinq fois leur prix«LE Ministère de l'Agriculture protège-t-il les contrebandiers ou encourage-t-il les producteurs maraîchers espagnols? Pourquoi donc ce refus systématique?« La question posée par l'APEFEL dans un communiqué diffusé la semaine dernière résume bien le ras-le-bol des horticulteurs devant la non-homologation d'un produit de traitement du sol, les nématicides liquides, par les services concernés. Ce qui aurait pu n'être qu'un différend technique entre producteurs et Administration semble prendre des proportions beaucoup plus importantes.C'est ainsi que le communiqué signé par la Commission agro-technique de l'Association déplore «l'indifférence totale du ministère qui, par ses décisions archaïques, anéantit leur compétitivité«.Pour les producteurs, le différend sur les nématicides illustre bien le désintérêt de l'Administration quant à la survie du secteur alors que de «simples décisions administratives sans aucun impact financier sur le budget de l'Etat« peuvent les sortir d'affaire.Le problème des nématicides liquides se pose effectivement avec acuité. Pourquoi les services ministériels persistent-ils depuis trois ans à en interdire l'utilisation alors qu'ils sont utilisés à grande échelle par les concurrents, les Espagnols surtout?Officiellement, et selon une lettre signée par le ministre lui-même, M. Habib El Malki: «Ces produits, du fait de leurs données toxicologiques et compte tenu des conditions socio-économiques de notre pays, ne peuvent être homologués«. Plus clairement, le département de l'Agriculture craint une intoxication des ouvriers agricoles par les nématicides s'ils boivent l'eau d'irrigation ou se lavent avec. «Aberrant comme prétexte. s'indigne M. Ahmed Moh Moh, directeur de la Commission agro-technique de l'APEFEL. Nos ouvriers savent bien que nous mettons tous les jours des fertilisants et des produits phytosanitaires dans l'eau d'irrigation, sans jamais en boire«.Le paradoxe est d'autant plus grand que les mêmes produits, les nématicides, sont homologués sous leur forme granulée, alors que les risques toxicologiques sont les mêmes. «C'est à n'y rien comprendre«, lance M. Moh Moh.La contrebande, elle, a saisi l'occasion de la non-homologation de ces produits pour les proposer à la vente à 350 DH le litre, cinq fois leur prix réel et sans aucun contrôle.Annuellement, près d'une centaine de tonnes sont écoulées rien que sur la région d'Agadir; ce qui équivaut, selon M. Moh Moh, à une facture annuelle de 35 millions de DH. G.K.


    Bizarre, bizarre...
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