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    Economie

    Comment faire des économies quand Kafka s'en mêle?

    Par L'Economiste | Edition N°:818 Le 26/07/2000 | Partager

    • Les recettes propres? «On les a gagnées, on les garde!«• Les budgets inscrits ne sont pas toujours versés intégralement• Economiser, c'est aussi se faire d'irréductibles ennemis...QUAND le bureau sortant s'est installé en 1997, le gros problème c'était les dettes. Les textes, se méfiant sans doute des élus, ont retiré aux Chambres de Commerce l'autonomie qu'elles avaient au moment de l'Indépendance. Pourtant, les dettes étaient là, avec des conséquences telles que des retards de paiement de salaires. Du Kafka intégral.Théoriquement, le budget de la CCIS-Casablanca est de 15 millions de DH. Coupe budgétaire, ajustement... la réalité est que 8 seulement lui reviennent vraiment. Par ses recettes propres, la CCIS y ajoute environ 1 million de DH: bénéfices sur les missions d'affaires, gestion des ATA et des certificats d'origine...En 1997, la Chambre avait, dit M. Bel Madani, 3,7 millions de DH de dettes. En juillet 2000, elle a un petit excédent de 1,7 million qui lui reste sur le budget général et autant sur ses recettes propres.Les lignes obligatoires de dépense sont simples et laissent peu de marge pour des initiatives: 3,5 millions de DH de salaires, 300.000 DH pour le centre de gestion, 4 millions de DH classés investissement... et, ce qui est moins connu, la charge de la Bourse Nationale de Sous-Traitance et de Partenariat (BNSTP) pour 2 millions de DH (voir encadré infra). «En arrivant, ce que nous avons fait, c'est de prévoir notre budget en fonction de ce que l'on avait réellement chaque année et pas en fonction de ce qui était promis«, explique M. Bel Madani. «C'est la clef du redressement des comptes«. Il y a aussi quelques autres actions. Il raconte l'histoire du compte bancaire. Théoriquement et curieusement, les CCIS n'ont pas de compte bancaire. Elles doivent donc remettre leurs recettes propres à l'agent local de la Trésorerie générale. Ce sont de petites sommes éparpillées, dont chacun sait très bien que les Chambres ne reverront jamais la couleur, si elles font la sottise de les remettre. Elles raisonnent donc toutes de la même manière: «Nous l'avons gagné, nous le gardons«. Le hic c'est l'absence de compte bancaire, la seule procédure qui permette de garder des traces et d'éviter les risques «d'évaporation«. L'ouverture d'un compte bancaire pour la CCIS-Casa «a permis de cerner et surveiller les recettes propres et l'usage qui en est fait«, note M. Bel Madani. Mais il a fallu au Bureau huit mois d'aller-retour entre les administrations pour l'obtenir et finalement passer en force grâce au soutien de M. Jettou, à l'époque ministre des Finances et de l'Industrie.Autres postes d'économie, les primes et voyages. «Si le voyage n'est pas inscrit dans les actions approuvées par le collège de la Chambre, pas de billet pour le demandeur«, explique le président sortant, qui voit un lien entre cette procédure et les attaques dont il a été l'objet durant ces trois années de mandat. Même principe (et aussi mêmes résultats d'économie et de critiques) pour les primes. «L'usage voulait que les employés de la Chambre soient tous très bien notés en fin d'année, ce qui signifiait clairement que les notes n'avaient pas de sens, pas plus que les primes qui allaient avec«, explique M. Bel Madani.N.S.

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