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Une enquête qualité de la CGEM : L'industrie veille, les services traînent

Par L'Economiste | Edition N°:239 Le 18/07/1996 | Partager


Le secteur industriel au Maroc affiche un grand intérêt pour la certification. Les services et l'agro-alimentaire sont à la traîne. Résultats de la première enquête menée par la CGEM sur la qualité dans les entreprises marocaines.


Les entreprises de grosse taille, notamment dans les BTP (bâtiments et travaux publics), l'automobile et les produits chimiques sont les plus sensibles aux normes qualité. Elles disposent d'un encadrement et sont du reste presque prêtes à l'assurance qualité.
Tels ont été les résultats de la première enquête menée en juin dernier par la cellule "Qualité" de la Commission de la Compétitivité et du Progrès de l'Entreprise de la CGEM, et présentée le mardi 16 juillet au siège de l'association.

Objectifs de cette enquête: permettre à la cellule de disposer d'informations fiables et dégager des plans d'action pour répondre aux carences et faire des propositions concrètes aux entreprises adhérentes à la CGEM. Ces dernières ont été la principale cible de l'enquête, avec un taux de réponse de 18%. Le secteur industriel est à la tête des entreprises à forte réponse. Il est aussi à la tête des entreprises les mieux encadrées concernant la qualité (le management du département qualité est dirigé par des cadres ou par des techniciens). Seules 12 entreprises de ce secteur ne sont pas encadrées.

20% prédisposés à l'assurance qualité


En outre, 20% des grands industriels questionnés sont prédisposés à l'assurance qualité. Ils se situent d'ailleurs dans une phase bien avancée pour cette assurance. Les petites entreprises, notamment dans les secteurs des services, ne contrôlent même pas la qualité de leurs produits. Certaines d'entre elles disposent parfois d'un contrôle qui est rarement formalisé. Ces établissements, en outre, n'évaluent pas le coût de la non-qualité.

C'est aussi le secteur industriel qui s'est le mieux familiarisé avec les concepts de la certification, notamment l'ISO 9000. 80% de ce secteur s'y intéresse de très près, motivé, soit par un souci d'amélioration (pour le tiers), soit par des exigences clients (un autre 1/3) ou encore par intérêt commercial (pour le quart de ces établissements). La situation n'est pas la même pour les entreprises de services. A l'exception du secteur lié à la sécurité, le secteur des services, dont l'informatique, les télécommunications et le tourisme, connaît très peu les concepts de certification et ne manifeste guère d'enthousiasme à ce sujet.

Beaucoup d'ambition et peu de moyens


Par ailleurs, la certification HACCP (norme américaine devenue nécessaire à toute entreprise agricole désirant exporter ses produits vers l'Union Européenne notamment), s'est avérée méconnue par le secteur agro-alimentaire. En réalité, le concept de la certification est connu par sa médiatisation et non par son utilité, déduisent les enquêteurs.
"Globalement, l'enquête a conclu que les entreprises marocaines affichent une grande ambition pour un encadrement qualité et un intérêt pour la certification, mais elles disposent de peu de moyens pour les réaliser", indique M. Mazidi, responsable de cette enquête.

Ce dernier a insisté dans sa présentation sur les incertitudes de l'enquête. En effet, le questionnaire ne prévoyait pas le degré de profondeur d'une affirmation. Par ailleurs, certains ont tendance à répondre sur une situation envisagée et non réelle. L'ensemble de ces facteurs, précise M. Mazidi, peuvent influer à un faible degré sur les résultats de l'enquête.
Un plan d'action, suite à ce travail, est en cours de préparation pour la mi-septembre par la cellule "Qualité".

Badra Berrissoule



Fiche technique de l'enquête


L'enquête "Qualité" menée par la cellule "Qualité" de la Commission de la Compétitivité et du Progrès de l'Entreprise de la CGEM a été préparée en mai dernier. Elle a démarré le mois d'après (juin) et dépouillée en juillet. Les résultats ont été présentés le mardi 16 juillet. L'enquête a concerné toutes les entreprises adhérentes à la CGEM 20% de ces questionnaires ont été retenus.
Le questionnaire a pris la structure ci-dessous:
- Effectif affecté à la cellule qualité de l'entreprise;
- Exigence qualité. Est-elle dictée par un impératif commercial, par une exigence client ou par un souci d'amélioration?
- L'activité liée à la qualité;
- Connaissance du concept de la certification;
- Intérêt manifesté à cette certification.
Le dépouillement des résultats s'est réalisé par secteur d'activité et par taille d'entreprise.
Pour mesurer l'impact de la notion et de la fonction qualité dans les entreprises questionnées, les enquêteurs se sont basés sur les critères suivants:
- Existence d'un cadre qualité au sein de l'entreprise,
- Exigence qualité dictée par un souci client,
- Prédisposition à l'assurance qualité,
- Connaissance et intérêt pour la certification.

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