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Entreprises

Trois budgets pour un film

Par L'Economiste | Edition N°:394 Le 07/12/1998 | Partager

Faute de moyens, les producteurs-réalisateurs marocains recourent souvent à leurs relations pour recruter les techniciens, les acteurs et même pour se procurer de la pellicule. Une gymnastique particulière pour comprimer le budget. Un producteur nous en livre les secrets.


Combien coûte un court ou un long métrage marocain? Pas de réponse à cette question auprès du Centre Cinématographique Marocain (CCM), ni auprès des producteurs eux-mêmes. Et pour cause, 95% des producteurs sont également réalisateurs. «C'est mon film, je veux le faire comme je veux?», déclare un réalisateur marocain. Pour ce faire, il est prêt à vendre sa maison. Pas suffisant pour produire un long métrage d'un budget total de 5,7 millions de DH. «En revanche, les charges générées par un film sont assurément compressibles. En tout cas, elles le sont au Maroc. De 5 millions de DH, un producteur peut passer à 1,7 million, soit une baisse de 70%», déclare un producteur sur un ton de confidence, faisant ainsi référence à sa propre expérience.
Impensable écart dans un autre pays à vocation «industrialo-cinématographique». Pourtant, c'est vrai. Pour ce producteur, qui a requis l'anonymat, le montage financier d'un film nécessite l'élaboration de trois bilans prévisionnels: le budget optimum, un autre de seconde main et enfin le scénario-catastrophe.

Chronologiquement, un film commence par un scénario. Cela peut aller d'une semaine à deux ans avec un budget qui peut atteindre 120.000 DH ou descendre à 40.000 DH. Sur le bilan prévisionnel du producteur, le scénario est la première rubrique sur laquelle on grignote. Car tout bonnement, le producteur est à la fois cinéaste et réalisateur. Même logique pour la rubrique «droits d'auteur». Cette dernière, si elle est estimée à 150.000 DH, elle peut carrément «sauter».
Faute de moyens, les producteurs-réalisateurs recourent souvent à leurs tissus relationnels pour recruter les techniciens, les acteurs et même pour se procurer de la pellicule. Ainsi, d'un budget de 1,3 million de DH réservé aux salaires des techniciens, le producteur peut ne débourser que 350.000. D'autres frais sont également compressibles. De 192.600 DH, les frais de transport peuvent tomber à 50.000, ceux de l'hôtellerie de 487.300 à 80.000 DH et les frais de régie de 200.000 à 50.000 DH.

Toutefois, d'autres rubriques ne peuvent être comprimées, du moins pas autant que les autres. Il s'agit des moyens techniques et des frais de pellicule, de laboratoire, de post-production et de musique. Bien entendu, toutes ces réductions se répercutent sur la qualité du film. Ainsi, pour économiser sur le prix de la pellicule, le producteur se voit obligé d'acheter celle de 14 DH au lieu de 16 DH/mètre. «Il faut adopter une gestion rigoureuse», déclare un producteur-réalisateur. Mais la rigueur à elle seule ne suffit pas... Il faut manoeuvrer.
Autre moyen pour économiser, le CCM. Avec une enveloppe qui peut atteindre 3 millions de DH par film, la subvention octroyée par cet organisme se situe à 40% du budget global. Les producteurs gonflent automatiquement leur budget. Mais là aussi, ce n'est pas évident. Le CCM débloque la subvention en trois tranches. Le premier tiers après le dépôt du scénario, le deuxième après la post-production et le troisième après la projection du film.

Hassan BOUCHACHIA

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