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    Economie

    TIR: Le détail du plan d’action

    Par L'Economiste | Edition N°:2890 Le 28/10/2008 | Partager

    . Objectif: acquisition de 5.200 véhicules et création de 11.000 emplois. Pour assurer 50% du trafic à l’export et à l’import. Le cadre de la coopération internationale n’avantage pas le MarocLE Transport international routier (TIR) aura finalement son plan de mise à niveau. Comme nous l’annoncions en effet, dans l’édition du mardi 14 octobre, les professionnels viennent de présenter à la tutelle une étude servant de plateforme pour la mise en œuvre d’un plan d’action. Selon Ahmed Aberchan, président de l’Amtri-Maroc (Association des transports routiers intercontinentaux du Maroc), «l’objectif est de porter le taux de participation de la flotte nationale à 50%». Cela nécessiterait la mise en circulation de 5.200 véhicules et la création de près de 11.000 emplois, à raison de 2 postes par camion. Pour le moment, les 600 camions que compte le parc détenu par les opérateurs marocains couvrent à peine 12% du trafic à l’exportation. Pourtant, en pleine campagne d’exportation de produits agricoles qui s’étale sur huit mois (octobre-mai), plus de 350 camions transitent chaque jour par le port de Tanger. Au total, 84.000 voyages sont enregistrés à l’export et autant à l’import. «Au point que le chiffre d’affaires généré par l’activité TIR entre le Maroc et l’Europe dépasse les 500 millions euros», estime la profession. Aussi, est-il légitime de faire profiter le pays des retombées générées par cette activité. D’autant plus que «le statut de partenaire privilégié devrait permettre au Maroc de concrétiser rapidement ses objectifs de coopération», souligne-t-on auprès de la profession. Seulement, des entraves identifiées aussi bien par les professionnels que le département de tutelle doivent être levées. Le diagnostic établi sur la base de la réalité du terrain fait ressortir des entraves au double niveau national et international. Certaines d’entre elles nécessitent aussi l’intervention d’autres départements ministériels tels l’Intérieur, la Justice, l’Agriculture, le Commerce et l’Industrie ainsi que l’Economie et les Finances. Selon la profession, toutes les assurances ont été obtenues auprès de Karim Ghellab, ministre de l’Equipement et du Transport, lors de la séance de travail tenue au siège de son département mercredi 22 octobre. «Ce dernier s’est montré tout disposé à traiter, avec la diligence qui se doit, les questions relevant de sa compétence tout comme il a assuré les professionnels de plaider en faveur de leur dossier auprès de ses collègues du gouvernement», se félicite Aberchan. D’emblée, les actions jugées prioritaires ciblent, au niveau international, l’inscription des transporteurs marocains à l’étranger. Histoire de donner un contenu concret au principe de la réciprocité. Surtout la gestion des accords bilatéraux liant le Maroc à des pays de l’UE a montré ses limites. De par l’obligation de couvrir une opération de transport, dans le sens Sud-Nord, par plusieurs autorisations des territoires à traverser, ces accords bloquent le Maroc depuis plusieurs années. Ajouté à cela l’accord bilatéral maroco-espagnol de 1988 devenu obsolète car il n’avantage en rien la libre concurrence. Sans oublier l’arrêt obligatoire de 9 heures imposé par les autorités espagnoles du port d’Algésiras et le défaut d’une permanence du service phytosanitaire durant le week-end. Au point que les produits marocains arrivés le vendredi après 14 heures doivent attendre le lundi pour être contrôlés.Au niveau national, il s’agit d’assainir la situation des inscriptions aux registres de transporteurs et de commissionnaires (cf. www.leconomiste.com). Face à la prolifération des certificats d’inscriptions sans que les bénéficiaires disposent de véhicules, il est demandé l’instauration d’un cahier des charges. L’insuffisance des centres de visites techniques, la pratique de la double visite aux véhicules neufs, l’inscription du double numéro de châssis (initial et celui attribué par l’autorité compétente) sur la carte grise de la remorque et le retard mis dans la délivrance des cartes grises définitives; autant d’entraves que la tutelle a promis de lever. Il resterait bien entendu les mesures qui relèvent des autres départements. En tête figure la couverture sécuritaire des axes routiers et des zones industrielles et portuaires pour endiguer le phénomène de l’émigration clandestine. Parallèlement, il conviendrait de modifier la législation marocaine pour garantir la présomption d’innocence du transporteur international routier. Les départements de l’Agriculture et du Commerce et d’Industrie sont aussi interpellés. Le premier, pour mettre en place le contrôle des remorques frigorifiques de plus de 12 ans d’âge. Contrôle dont le coût s’avère pénalisant puisqu’il se fait dans les pays d’origine des remorques. Le second pour se mettre à niveau du respect de l’environnement en imposant le montage de moteur du type Euro-5 sur les tracteurs marocains.


    Fiscalité

    «LE secteur TIR ne peut se rajeunir qu’en bénéficiant des mêmes armes que la concurrence», martèle la profession. Dans ce cadre, on cite la TVA de 20% appliquée au matériel roulant, pièces détachées et accessoires ainsi que celle de 10% frappant les agios et intérêts bancaires. Ceci sans oublier la taxe à l’essieu et les frais d’homologation dont le coût a été porté à 2.700 DH/véhicule en 2008.A. G.

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