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Tanger-Tétouan: Un schéma directeur pour le tourisme en gestation

Par L'Economiste | Edition N°:1770 Le 18/05/2004 | Partager

. Le projet est réalisé en partenariat avec la région française de PACAUn projet de schéma directeur de l’aménagement touristique est en gestation à Tanger-Tétouan. C’est l’idée du Conseil de la région en association avec l’Inspection régionale de l’aménagement du territoire. La nouvelle a été annoncée lors d’un colloque sur le tourisme durable organisé à Tanger. Le projet veut s’inscrire dans le cadre du développement touristique national tel qu’exprimé par la vision 2010 et celle des autorités régionales.L’idée de base est de mener une réflexion sur ce que pourrait être un schéma directeur d’aménagement touristique régional. Déjà en 2003, l’Inspection régionale de l’aménagement et un bureau d’études français en avaient parlé. Maintenant, on veut passer à l’acte en jouant davantage sur le partenariat avec la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA). «Il s’agit en fait d’un forum d’idées sur les pistes futures de développement d’un tourisme durable», note Mohamed Temsamani, inspecteur régional de l’Aménagement du territoire. Ceci servira de toile de fond pour mettre en cohérence les différents projets en cours, Ghandouri, Le lac à Tanger et Lixus à Larache, entre autres. Le document de référence sera prêt fin 2004. L’une de ses priorités reste la consolidation de l’existant. «Tanger et Tétouan vendent des produits axés sur le balnéaire qu’il s’agit de renforcer quantitativement et qualitativement», explique Temsamani. Selon ce dernier, il s’agit d’introduire des «chaînons manquants» au niveau de l’animation sur la côte tétouanaise. Pour Tanger, il s’agit plutôt d’opter pour un balnéaire plus actif. Mais au-delà, il faut faire participer le reste de la région. Car il n’y a pas que le balnéaire. D’autres aspects socioculturels sont peu ou pas exploités. «La zone du détroit ne doit pas être laissée de côté, il faut en faire une locomotive pour le reste de la région», ajoute l’inspecteur de l’aménagement. D’autres pistes de réflexion sont aussi engagées en direction du rural et de l’espace de montagne. Leur développement se base sur le concept de «territoires-projets». «Il s’agit d’identifier les espaces les plus prometteurs, disposant d’un potentiel fort et d’assez de notoriété», explique Temsamani. Déjà, Chaouen et sa région (Ghmara) sont sur la liste ( pays d’accueil touristique de Chaouen, cf. www.leconomiste.com). Ce dernier sera suivi par la mise en place du parc naturel de Bouhachem, dans la région du Rif. Pour sa part, la future station de Lixus nécessite des actions pour promouvoir l’arrière-pays en vue d’épauler le balnéaire. Le projet de schéma directeur d’aménagement parle aussi des régions humides du Bas Loukkous, lieu d’intérêt biologique et ornithologique et qui constitue un point de passage de nombreux oiseaux migrateurs. Globalement, le développement devra profiter aussi au reste de la région et ne pas se limiter à l’axe du détroit (Tanger et Tétouan). Pour ce, il faudrait insister sur l’interconnexion par voie terrestre et aérienne, mais aussi une mise en réseau de tous les acteurs, agences de voyage, hôtels, etc.  «Il ne sert à rien de vendre un séjour de trois jours dans la région si faute de liaisons aériennes on perd une journée en route», regrette Temsamani. Un autre aspect du maillage serait la conception de produits touristiques à l’échelle régionale. En d’autres termes, «il faut vendre la région en entier et non pas uniquement Tanger et Tétouan», note Temsamani.


Charte

Le futur parc naturel régional de Bouhachem se situe à la croisée des provinces de Chaouen, Larache et de la wilaya de Tétouan. Il a une superficie de 76.000 hectares avec une population de 45.000 personnes. Le projet de parc se base sur la préservation non seulement de l’espace naturel mais aussi de la valorisation de la dimension culturelle. A la base, une charte qui matérialise le consensus entre populations, collectivités et autorités locales. La charte sera approuvée lors de l’assemblée ordinaire du conseil de la Région fin mai. De notre correspondant,Ali ABJIOU

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