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Affaires

Tanger: Les exportateurs malmenés par la grève au port

Par L'Economiste | Edition N°:1797 Le 24/06/2004 | Partager

. Jusqu’à hier matin, des gréviste n’avaient pas encore rejoint leurs postesLa grève préventive de 24 heures observée par les employés de l’ODEP n’a pas été sans faire des dégâts. D’autant plus que ce port à la double casquette d’être aussi bien une structure de transit pour les MRE, mais aussi de porte de sorties des exportations marocaines à destination de l’Europe. Si les MRE n’ont pas été affectés, les exportateurs, par contre, ont souffert. Même si la grève a été annoncée, «avec un délai non suffisant», selon certains opérateurs, il n’en reste pas moins qu’elle a causé de graves perturbations pour les exportateurs et qui travaillent en flux tendus avec l’Europe. Des dizaines de camions sont restés mardi au port, sans pouvoir s’embarquer dans les navires. Car le personnel qui devait percevoir les taxes dues à l’ODEP était “hors service”. De même, les importations n’ont pu sortir du port, à cause de l’absence de paiement de ladite taxe. Selon des sources de l’ODEP, les responsables tablaient sur une reprise de l’activité en début d’après-midi du mardi. Mais devant la persistance des grévistes, des cadres de l’ODEP ont pris les choses en main. Ces derniers ont commencé à établir des reçus manuellement afin de permettre aux marchandises les plus urgentes d’embarquer. Ce qui a permis aux produits périssables de quitter le port en fin d’après-midi. La situation est restée perturbée jusqu’à hier en début de matinée où des grévistes n’avaient pas encore rejoint leurs postes de travail. Les exportations et les importations ont repris, mais avec une lenteur par rapport aux jours normaux.Cette situation remet en cause la fragilité de l’un des maillons faibles de la chaîne d’export, le port de Tanger. «Je suis tenu de respecter les délais avec mes donneurs d’ordre en Espagne et mon camion n’a pu partir que mercredi matin, avec 24 heures de retard», regrette un industriel de Tanger. Les pénalités de retard risquent bel et bien de tomber et elles peuvent se chiffrer jusqu’à 50.000 DH l’heure pour certaines entreprises du câblage. Selon un industriel installé à la zone franche de Tanger, le cas est désespérant, «Tout le monde dans cette zone mise sur la rapidité des connexions avec l’Europe. De tels désagréments font tomber à l’eau ces arguments de proximité». Déjà, il y a quelques mois, les opérateurs à l’export s’étaient plaint de l’excès de contrôle au port de Tanger. Suite à la découverte d’une cargaison de 25 tonnes de drogue à Algésiras dans une remorque en provenance du port de Tanger, les autorités avaient durci les contrôles (cf. www.leconomiste.com). Les autorités ont promis de relancer le projet du scanner, appareil censé éviter le trafic de drogue et les clandestins, les deux plus grandes plaies dont souffrent les exportateurs.


Transit MRE: Rien à signaler

Selon des responsables au port de Tanger, le trafic MRE n’a pas été perturbé par la grève des employés de l’ODEP. Toujours est-il que dix jours à peine après le lancement de l’opération transit, les flux de MRE ne sont pas encore trop importants. Ce n’est que vers les premiers jours du mois de juillet que le pic des arrivées sera atteint. Cette année, les prévisions font état d’une augmentation du flux de 7 à 10%. De notre correspondant,Ali ABJIOU

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