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Economie

S&P: Le rating de la BCP amélioré

Par L'Economiste | Edition N°:1725 Le 15/03/2004 | Partager

. Cette perspective suit l'amélioration de la dette extérieure du pays. La banque projette de se développer sur le corporateS&P vient de relever la perspective de la note court terme de la Banque Centrale Populaire (BCP) de «stable» à «positive». Ce réglage intervient suite au changement des perspectives de la dette extérieure du Maroc de «stable» à «positive» (devise étrangère BB/positive/B, devise locale BBB/stable/A-3; voir L'Economiste du 9 mars 2004). «L'amélioration de la notation de la dette extérieure reflète la forte amélioration de la liquidité externe du pays et l'accélération des réformes économiques structurelles», soulignent les analystes de S&P.Dans le même temps, S&P garde inchangées toutes les appréciations de la structure financière de la banque. Son rapport diffusé le 16 février dernier note la BCP «BB» en tant que contrepartie à long terme et «B» pour le court terme avec une perspective «stable» (voir www.leconomiste.com). S&P base son analyse sur le fait que l'Etat est actionnaire dans le capital de la BCP, ce qui lui garantit son soutien en cas de difficultés. Un portefeuille clientèle très large, une grande base de dépôt en vue et un développement croissant des opérations bancaires de corporate avec une capacité de prêt importante devraient permettre au groupe de maintenir une position commerciale dominante dans le marché. Le Groupe Banques Populaires est présenté par l'agence américaine comme le premier établissement bancaire du système marocain en termes de liquidité et de capitalisation. S&P juge en effet que la capitalisation du groupe est très élevée par rapport au secteur, les fonds propres ajustés aux crédits nets ressort atteignent les 29,5% au 30 juin 2003. Les fonds propres incluent en fait un fonds de soutien de 1,6 milliard de DH, qui peut être employé en cas de difficultés financières.Même si le gouvernement prévoit de réduire sa participation directe dans la BCP, la banque fera toujours partie du secteur public avec une part étatique de 51%. Le caractère public de la banque, comme ses missions pour l'économie, devrait assurer l'appui de l'Etat s'il y a lieu. «Les contraintes de l'environnement économique, fortement volatiles, avec des rendements agricoles très faibles pèsent lourdement sur la rentabilité du groupe», souligne l'analyste Emmanuel Volland de S&P. De plus, les perspectives positives sur la BCP reflètent l'espoir de S&P de voir le Groupe Banques Populaires maintenir sa stabilité financière, grâce à son expérience professionnelle élevée. «Le principal défi pour le groupe sera d'améliorer la qualité de ses actifs», note l'analyste Anouar Hassoune de S&P. L'agence est très sensible à ces aspects et «compte surveiller étroitement l'impact de la dégradation de la qualité des actifs sur la stratégie du groupe et la cohésion de sa structure de capital.


Objectifs

Le Groupe Banques Populaires vise à moyen terme une augmentation annuelle de ses parts de marché en termes de crédits et de dépôts respectivement de 1,5 et 0,5%. Parallèlement, il entend conserver au moins une part de marché de 60% des fonds des MRE. Le groupe tente de se développer également sur le marché des particuliers. Pour cela, il déploie un effort considérable pour améliorer son niveau d'automatisation et de réactivité. Le Groupe Banques Populaires développe actuellement une activité de cartes de crédit en direction des jeunes. Aujourd'hui, il gère près de 550.000 cartes bancaires et compte dépasser ses 360 guichets actuels, en ouvrant annuellement plus de 23 agences. Le groupe ambitionne également de se développer sur le segment des grandes entreprises, qui, historiquement, traitent beaucoup plus avec les banques privées que publiques. Bouchaïb EL YAFI

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