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Economie

ITB: Les opérateurs du tourisme replongent dans le doute
De notre envoyée spéciale à l'ITB, Amale DAOUD

Par L'Economiste | Edition N°:1725 Le 15/03/2004 | Partager

. Les attentats de Madrid compromettent la légère reprise . Les Marocains prévoient tout de même une éclaircie vers avril . Et tablent sur le Plan Azur pour drainer les TO allemands L'heure est grave ce vendredi 11 mars 2004 à la Bourse Internationale du Tourisme de Berlin (ITB), la plus importante manifestation touristique mondiale. Les attentats meurtriers perpétrés la veille à Madrid occupent la plus large partie des discussions. Et la psychose est montée d'un cran lorsque les autorités américaines ont annoncé une alerte concernant un éventuel acte terroriste pour le même soir. Alors que le monde touristique émerge à peine des séquelles des derniers attentats perpétrés à travers le monde, les dramatiques événements de Madrid alourdissent l'atmosphère de la trente-huitième édition de l'ITB. Ce rendez-vous annuel est pourtant devenu incontournable pour la quasi-totalité des participants, nationaux et étrangers, indépendamment de la conjoncture. C'est probablement la raison pour laquelle près de 150 opérateurs marocains y participent cette année. Voyagistes, hôteliers et Conseils régionaux du tourisme considèrent le marché germanique comme fortement potentiel. En effet, l'Allemagne est le premier marché émetteur mondial en matière de voyages avec 135 millions de voyages touristiques annuellement, dont 75 millions réalisés à l'étranger. Convoité par l'ensemble des destinations, le tourisme allemand est aussi fortement concurrentiel. La situation politique et sociale allemande de ces trois dernières années n'a pourtant pas manqué d'influencer à la baisse les tendances du marché du voyage. Pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la plus forte puissance économique européenne enregistre une régression de son produit intérieur brut (PIB). Moins 0,1% alors que les analystes tablaient sur une stagnation. Et c'est le poste dépenses de loisirs qui se trouve en premier lieu touché; résultat: les Allemands voyagent moins. Les événements internationaux n'ont pas arrangé les choses: la guerre en Irak, le Sras en Asie et les tout récents attentats à Madrid ne militent pas en faveur d'une reprise. Les principaux concurrents du Maroc ont enregistré des résultats que les professionnels qualifient de catastrophiques. En 2002, l'Espagne a perdu près d'un million de touristes allemands. Même tendance pour la Tunisie, dont le nombre de touristes allemands est passé de 1 million à 460.000 l'an passé, selon les dernières statistiques. La Turquie n'a, elle aussi, pas échappé à la crise. Le Maroc, qui a enregistré une baisse de la clientèle germanique de 30 à 40% en 2002 et 2003 (130.000 touristes allemands en 2003), s'inscrit donc dans la tendance générale, même si “il aurait pu limiter cette baisse”, estime Faiçal Jorio, directeur de la représentation de l'ONMT en Allemagne. Un avis que partagent de nombreux opérateurs qui ont vu leur activité chuter drastiquement sur le marché allemand. “Les opérations programmées sur le Maroc à partir du marché allemand ont été quasiment inexistantes ces deux dernières années”, explique Abdellatif Mamdouh de KTI. Même son de cloche auprès des représentants du CRT de la région d'Agadir, ville dont la clientèle allemande avoisine les 80%. Les hôtels de la région n'arrivent plus à drainer les touristes d'antan. La compagnie aérienne nationale (RAM) a pourtant multiplié le nombre de vols en provenance d'Allemagne à destination du Maroc. “Le problème n'est pas celui de l'aérien”, fait observer Hana Farahi, représentante de RAM en Allemagne, “d'autant plus que nous programmons à partir de mai 2004 cinq séries de charters par semaine sur Agadir: trois le vendredi et deux le mardi à partir de différentes villes germaniques”. Le véritable problème du développement des flux touristiques entre les deux pays se situerait, selon Jorio, au niveau du manque d'intérêt des TO allemands pour la destination Maroc. “Tant que ces TO n'auront pas leurs unités hôtelières dans notre pays, ils ne chercheront pas à programmer la destination”, estime-t-il. A titre de comparaison, la Tunisie dispose de 30 à 40 unités de TO allemands alors que le Maroc n'en compterait que deux. Les discussions actuellement en cours entre le gouvernement marocain, l'ONMT et les plus importants TO germaniques pour la conclusion d'accords de commercialisation à l'instar de ceux passés avec les TO français et espagnols laissent espérer une relance.


Sine qua non

Attendu dimanche soir à Berlin, le ministre marocain du Tourisme, Adil Douiri, devrait tenir de nombreuses réunions, aujourd'hui 15 mars ainsi que demain, avec les principaux TO allemands: il s'agit de TUI, Thomas Cook et Rewe Touristik. Des discussions qui devraient déboucher sur la conclusion de partenariats pour la commercialisation de la destination Maroc. Ces accords sont considérés comme une condition sine qua non pour drainer des touristes allemands. Aucun chiffre n'est avancé sur les éventuelles possibilités. On estime toutefois que les réalisations du concurrent tunisien ne sont pas “impossibles à égaler”, l'Allemagne étant classée marché prioritaire dans la stratégie marocaine.

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