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Economie

Secteur minier: Les indicateurs au rouge

Par L'Economiste | Edition N°:2887 Le 23/10/2008 | Partager

. L’impact de la crise internationale touche les métaux ferreux. Baisse de 20 à 30% des cours après le boom des trois dernières années L’économie minière marocaine est-elle en passe de subir de plein fouet les effets de la crise financière internationale? La question taraude plus d’un professionnel du secteur. D’autant plus que la tendance baissière des cours des métaux semble se confirmer au jour le jour.«Mis à part la branche des phosphates, dont l’activité demeure soutenue, les autres minerais subissent les contrecoups d’une conjoncture absolument défavorable», indique-t-on auprès de la Fédération de l’industrie minérale (FDIM). «Tous les indicateurs sonnent la fin du boom des trois dernières années», renchérit un professionnel. A commencer par le recul des investissements au niveau mondial. Rien que pour les métaux non ferreux, les investissements réalisés dans les explorations avaient atteint le chiffre record de 10 milliards de dollars l’année passée en hausse de 40% en comparaison avec 2006. Au niveau des cours des métaux, la pression sur les matières premières avait généré des hausses inédites. A titre d’illustration, la moyenne a dépassé 65% pour l’étain et 100% pour le plomb. Dans la foulée, le secteur minier marocain a enregistré des performances jamais égalées par le passé. En 2007, la production minière a atteint 32,6 millions de tonnes dont 27,8 millions de phosphates en progression de 13,5% par rapport à l’exercice précédent. Parallèlement, la valeur des exportations s’est établie à 26 milliards de DH en augmentation de 25% en comparaison avec l’année 2006. Et la hausse a été plus forte pour ce qui est des ventes globales. Celles-ci ont progressé de 28% pour cumuler à 33 milliards de DH à fin 2007. C’est que la même année, les dépenses d’investissement avaient atteint 7,3 milliards de DH. Le montant ayant bien évidemment concerné tout le secteur minier y compris les phosphates. Mais la tendance s’est inversée dès fin 2007. Au point qu’au terme des huit premiers mois de 2008, les cours des métaux ont accusé une baisse d’environ 20 à 30%. Situation qui risque d’impacter gravement l’économie minière marocaine. D’autant plus que le secteur n’est pas couvert par un statut propre lui conférant un traitement particulier comme c’est le cas sous d’autres cieux. «Le secteur minier souffre de la non-reconnaissance des pouvoirs publics du rôle qu’il joue dans la croissance économique du pays et sa contribution au développement des régions reculées», est-il relevé dans un mémorandum adressé à la tutelle suite à la suppression par la loi de Finances 2008 de la Provision pour reconstitution de gisement (PRG). Au lieu de la refonte, tant attendue, d’une législation devenue obsolète car, vieille de plus d’un demi-siècle, le secteur s’est vu enlever le seul avantage qu’il détenait : la PRG. Celle-ci était constituée à hauteur de 50% du bénéfice fiscal sans toutefois dépasser 30% du chiffre d’affaires résultant des ventes des produits extraits des gisements exploités. Sa suppression est intervenue dans la foulée de l’abrogation des «niches fiscales». Or, dans le cas d’espèce, la PRG est un outil indispensable pour la pérennité de l’activité minière. Elle permet non seulement d’allonger la durée de vie d’un gisement mais aussi d’assurer l’exploration et l’exploitation de nouvelles mines. Ce recul s’effectue au moment où dans d’autres pays la pression fiscale sur l’activité minière a tendance à baisser. Dans l’objectif évident d’attirer toujours plus d’investissement. Ceci s’entend! Surtout que le domaine est hautement capitalistique et que le retour sur investissement nécessite un délai particulièrement long. Il faut compter pas moins de 10 à 15 années entre la découverte et la mise en exploitation d’un filon. D’où l’ampleur du risque. «Dans ces conditions, comment alors prétendre pérenniser l’activité en l’absence d’un cadre incitatif spécifiquement dédié?» s’interroge la profession. Cela n’est possible que si d’importants investissements sont réalisés à l’amont de la filière. Mais encore faut-il disposer d’une meilleure visibilité. Or, l’objectif ne peut être atteint qu’à travers la mise en œuvre d’un code minier que la profession réclame depuis de longues années. Et pour cause, les textes en vigueur datent de plus de 55 ans. Et certaines dispositions ne cadrent plus avec les législations appliquées dans les pays du continent africain. C’est ce qui explique l’importance des investissements étrangers réalisés dans certains pays subsahariens. A l’opposé, l’opportunité semble de plus en plus s’éloigner du Maroc. Maintenant que les prémices d’une crise se précisent, il est à craindre que même les opérateurs nationaux ne serrent les vannes.


Journées minérales

La FDIM organise les 13, 14 et 15 novembre à Marrakech les journées techniques de l’industrie minière. Baptisées journées minérales, le forum a pour objectif de mener une réflexion sur les perspectives offertes à la filière dans ce contexte de crise qui plane sur la production, la valorisation et la commercialisation des minerais et dérivés. Aux côtés des professionnels, plusieurs experts mondiaux participeront à ces journées.


Fiscalité

Pour maintenir la recherche jugée fondamentale pour l’activité minière, la profession a introduit une demande via la CGEM visant le rétablissement de la PRG. Elle réclame aussi la rationalisation de la taxe sur les exploitations minières qui doit prendre comme base la tonne marchande. A. G.

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