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Santé
La transplantation, unique alternative à l’hémodialyse

Par L'Economiste | Edition N°:1922 Le 22/12/2004 | Partager

. On estime à plus de 3900 les hémodialysés au Maroc. Pénurie des centres habilités à pratiquer la transplantation En 2002, plus d’un million de personnes seraient traitées pour insuffisance rénale chronique (IRC) dans 120 pays. Toutefois, la prévalence de patients traités dans le monde demeure très variable, allant de 50 par million d’habitants en Afrique du Nord à 1400 en Amérique du Nord. Au Maroc, on estime à plus de 3900 les hémodialysés à fin 2004. Ce chiffre est en constante augmentation en raison d’un dépistage généralement non adéquat de la maladie. En réaction à cette situation jugée préoccupante, l’Association «Reins», a organisé, le Jeudi 16 décembre, une conférence de presse à Casablanca. Elle vise à informer le public sur le diagnostic de l’IRC et sur les possibilités de traitement. Mais aussi à impliquer la société civile dans le combat mené contre la maladie. Selon Amal Bourquia, néphrologue et présidente de l’Association, «l’insuffisance rénale chronique constitue un problème de santé publique dont la résolution nécessite de plus en plus de moyens. Ce qui rend la tâche davantage difficile pour des pays comme le Maroc, où les moyens font encore défaut». Définie comme une atteinte progressive, importante et définitive de la fonction rénale, l’IRC peut s’étaler sur une durée très variable allant de quelques semaines à quelques dizaines d’années. Ses causes majeures sont le diabète, l’hypertension, les atteintes du glomérule et l’infection urinaire. Le danger de l’IRC provient de son caractère sournois. En effet, celle-ci n’avertit sérieusement le malade qu’à un stade très avancé. C’est à partir de ce moment que ses plus sérieux symptômes commencent à se manifester. Au menu, une anémie qui provoque une pâleur jaunâtre, une mauvaise tolérance à l’effort ainsi que des troubles sexuels. L’IRC est une maladie qui entraîne la mort si elle n’est pas traitée. Et jusqu’à maintenant, il n’existe aucun remède qui permet de réparer définitivement les dégâts occasionnés par une IRC. Le malade est donc acculé à choisir entre deux alternatives. Il y a d’abord le traitement classique appelé hémodialyse. Il consiste en des séances de nettoyage artificiel du sang des déchets et excès d’eau. Mais il s’agit d’un traitement contraignant qui altère sérieusement la vie quotidienne du malade. Actuellement, les progrès réalisés dans ce domaine garantissent une importante longévité aux patients traités. Ainsi certains malades peuvent espérer survivre 20 à 25 ans de plus. Toutefois, elle présente toujours des inconvénients qui rendent le malade sujet à des complications. La transplantation est la seconde possibilité pour échapper aux effets néfastes de l’IRC. Permettant au patient de retrouver une vie normale, la greffe de rein est de loin la greffe d’organes la plus pratiquée dans le monde. Ses résultats sont très encourageants, car elle permet un rétablissement total du malade. Ce dernier n’étant astreint qu’à une prise à vie d’immunodépresseurs.


Obstacles

Au Maroc, la loi sur la transplantation autorise ce type d’opérations. Toutefois, des obstacles matériels et sociaux en limitent la réalisation dans la pratique. A commencer par la pénurie des centres habilités à pratiquer la transplantation ainsi que le manque de médecins qualifiés. Ensuite, les prélèvements sur les morts est difficilement acceptable dans notre société. Il est donc clair que la survie de milliers de malades dépend d’une plus grande ouverture d’esprit des acteurs de la société civile. Et d’une plus grande sensibilité au message des médecins : seule la transplantation permettra à l’insuffisant rénal de retrouver une vie normale. Morad El Khezzari

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