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Rencontre CGEM/Gouvernement
Le code du travail sera amendé dès cette session

Par L'Economiste | Edition N°:2133 Le 19/10/2005 | Partager

. Les collectivités locales et les établissements publics vont aussi dégraisserLe face à face entre le patronat (Confédération générale des entreprises du Maroc-CGEM) et le gouvernement, conduit par le Premier ministre accompagné d’une demi-douzaine de ses ministres, peut être qualifié de “véritable rentrée économique”, pour reprendre l’expression de Hassan Chami. Ce rendez-vous a connu un tel succès que la salle du club de la Banque Populaire à Casablanca s’est avérée trop petite pour contenir tout le monde. Driss Jettou, qui sortait d’un conseil des ministres dans la journée durant lequel le projet de loi de Finances 2006 a été adopté, était accompagné de Fathallah Oualalou des Finances et de la Privatisation, Salah Eddine Mezouar de l’Industrie, Mustapha Mansouri de l’Emploi, Karim Ghellab de l’Equipement et des Transports, Mustapha Mechahouri du Commerce extérieur et Talbi Alami des Affaires économiques et générales. Pour la CGEM, c’était l’occasion de remonter quelques attentes pressantes de l’entreprise. Celles-ci se résumeraient presque en une formule: réformes, réformes et réformes et leur rythme de concrétisation “car le temps doit être un facteur en notre faveur et non contre nous”. En matière sociale, la Confédération patronale souhaiterait une accélération des projets de “texte en souffrance” et un assouplissement de certaines dispositions du code du travail qui s’avèrent, à la pratique, difficiles à mettre en oeuvre. Pêle-mêle, le président de la CGEM a cité l’obligation pour chaque entreprise d’au moins 50 salariés de disposer d’un médecin permanent, le remplacement obligatoire des départs à la retraite, l’extension des avantages du Contrat Premier Emploi (CPE) présenté aux dernières initiatives de l’emploi à tous les chômeurs et pas seulement ceux qui auront déjà passé au moins un an dans le fichier de l’Anapec. Le patronat réclame par ailleurs la révision de certains aspects qui touchent le travail temporaire et la réglementation du droit de grève, vieux serpent de mer en attente depuis des décennies. Ce texte bute sur la recherche d’un hypothétique consensus avec les organisations syndicales.Le Premier ministre s’est engagé à faire passer, au cours de cette session parlementaire, les amendements au code du travail. L’annonce a été suivie d’une salve d’applaudissements de l’auditoire. Reste à convaincre les syndicats, très hostiles par principe au moindre changement du texte dans sa configuration actuelle. Devant de très nombreux dirigeants venus l’écouter, le Premier ministre a défendu l’économie générale de son projet de loi de Finances. A certains, inquiets comme les pétroliers par les arriérés de la compensation, il a donné quelques gages. Les opérateurs du secteur se réuniront d’ailleurs ce mercredi autour du Premier ministre pour trouver des solutions et “définir ensemble une véritable politique énergétique”. La politique économique garde le cap de la rigueur malgré un contexte de tassement de ressources. Tel qu’il a été adopté en Conseil des ministres avant hier et comme L’Economiste l’avait annoncé précédemment, le projet de budget 2006 est bâti sur la base des hypothèses ci-après: un taux de croissance de 5,4%, une inflation à 2%, un déficit budgétaire (recettes de privatisation comprises) établi à 3,2%. Le programme des départs volontaires de la Fonction publique a relâché un peu la pression sur le budget si l’on en croit le Premier ministre. Dès le prochain exercice, la masse salariale de l’Etat sera allégée de 4,5 milliards de dirhams, des économies en partie neutralisées par l’effet des augmentations concédées à certaines catégories d’agents de l’Etat. L’opération de dégraissage des effectifs sera étendue aux collectivités locales et aux établissements publics, deux gros foyers de gaspillage, un brin cachés, mais qui polluent les équilibres budgétaires publics.Malgré un contexte difficile, l’Education, la Santé et l’Habitat ont décroché des rallonges budgétaires. Pour la Santé, cet “effort” servira à accompagner la mise en place de l’assurance maladie obligatoire (AMO) et le démarrage du Ramed (régime de couverture pour les plus pauvres), promis par le Premier ministre dès janvier 2006. Abashi SHAMAMBA

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