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Grippe aviaire
La planète se prépare

Par L'Economiste | Edition N°:2133 Le 19/10/2005 | Partager

. Soixante morts parmi les 117 cas recensés depuis 2003. Engouement mondial pour l’antiviral «Tamiflu»La terreur de la grippe aviaire règne sur toutes les parties du globe. Le fléau a atteint des proportions intercontinentales après sa découverte en Europe de l’Est, loin de son foyer initial en Asie du Sud-Est. Cette propagation a déclenché une psychose universelle matérialisée par l’engouement pour l’antiviral Tamiflu, seul remède reconnu contre la grippe aviaire. Les nations se précipitent sur les mesures de prévention, au moment où l’OMS affirme que la pandémie semble être inévitable. Les premiers dégâts mortels du H5N1 (virus de la grippe aviaire) remontent à 1997 où la contamination des volailles à Hong-Kong avait causé 6 morts parmi les 18 victimes recensées à l’époque. Six ans après, la grippe aviaire refera surface. Cette fois, elle dépassera son fief à Hong-Kong pour s’étendre à toute l’Asie du Sud-Est. Depuis, la région ne cesse de compter ses victimes. Plus de 60 morts parmi les 117 cas recensés depuis 2003 lui sont attribués. Le risque de pandémie prend une nouvelle tournure suite à la découverte du virus en Europe de l’Est. En effet, il a été identifié chez des oiseaux sauvages (canards, cygnes…) dans deux régions roumaines. Les autorités disent avoir neutralisé la propagation du virus, mais les craintes persistent quant au danger d’une pandémie. Pas loin de la Roumanie, la Turquie s’est aussi révélée contaminée par le H5N1 depuis sa réapparition en 2003. Les experts disent y avoir neutralisé un foyer contaminé. D’autres zones d’infection ont été identifiés dans plusieurs régions mitoyennes. Notamment en Bulgarie et en Russie où les experts ont affirmé que deux villages ont été touchés et 19 autres sont sous surveillance.Cette contamination à grande échelle renforce les hypothèses avancées par les dirigeants de l’OMS. Le directeur de l’organisation avait affirmé la semaine dernière qu’une pandémie de grippe aviaire n’était «qu’une question temps». Les experts de l’OMS se disent inquiets quant au danger que pourrait provoquer la mutation du virus sur l’humanité. Boosté par ces craintes, un grand nombre de pays ont commencé à stocker le «Tamiflu», un antiviral qui a démontré ses vertus thérapeutiques contre la variante aviaire de la grippe. . Stock de sécuritéLe laboratoire suisse Roche, qui produit ce médicament, se dit prêt à mettre les bouchées doubles pour subvenir aux besoins éventuels. Les Etats-Unis ont été les premiers à se doter d’un stock de sécurité suivis de la majorité des pays en Europe de l’Ouest. Le Tamiflu devrait être produit à un rythme 8 à 10 fois supérieur qu’en 2003. Les dirigeants de Roche tablent sur un chiffre d’affaires éventuel de 660 millions d’euros en 2006. Roche avait signé auparavant un accord avec l’OMS, dans lequel le laboratoire s’engage à fournir à l’organisation onusienne des traitements pour trois millions de personnes. Toutefois, les médecins ont confirmé qu’une souche du H5N1 résiste aux effets du Tamiflu, ce qui pose des doutes autour de sa performance. Outre le stockage du médicament, des mesures de prévention sérieuses ont été engagées par les pays de l’Union européenne. Ces mesures concernent essentiellement l’interdiction de l’importation des volaille en provenances des zones suspectées et la surveillance des axes migratoires des oiseaux sauvages. Mis à part l’Europe, les mesures de prévention ont aussi concerné les pays du Moyen-Orient et du Maghreb. Notamment en Syrie, en Jordanie, au Bahrein, au Koweit, au Maroc et en Tunisie. La prévention de la pandémie dans son fief en Asie du Sud-Est est pénalisée par le manque de moyens. Le Vietnam, l’Indonésie et le Laos ont bénéficié dernièrement d’une aide de 18 millions de dollars. Une somme qui reste largement en deçà des besoins de la région. Le risque de pandémie est aussi ressenti en Afrique, considérée comme la prochaine étape de sa prolifération.La pauvreté et le manque d’infrastructures accentuent le risque d’une épidémie de grippe aviaire qui viendrait s’adosser aux malheurs du continent noir. En attendant, l’OMS ne cesse de lancer des appels aux secours relatifs à l’insuffisance des moyens de traitement dans les zones démunies. D’autres conférences sont prévues pour orienter la lutte collective contre ce fléau. Les pays des Balkans se réuniront en novembre en Grèce pour discuter des mesures communes à prendre. Des experts et des responsables gouvernementaux se réuniront à Londres les 7 et 8 décembre pour étudier la menace de la grippe aviaire et les moyens de lutter contre une éventuelle pandémie.Nouaim SQALLI (Avec AFP)

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