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Grippe aviaire
Au Maroc, on ne cède pas à la panique

Par L'Economiste | Edition N°:2133 Le 19/10/2005 | Partager

. Même si le risque est minime, la vigilance est de mise. Le détail du plan d’action Le Maroc a enfin son plan d’action pour réagir face à une éventuelle apparition de la grippe aviaire. Le dispositif, qui a été présenté hier 18 octobre au Premier ministre, Driss Jettou, se verra attribuer une enveloppe budgétaire de 900 millions de DH, établie sur la base d’une hypothèse de 5 millions de personnes qui seraient atteintes. La mobilisation marocaine reflète la crainte mondiale de l’apparition d’une variante mutante du virus transmissible d’homme à homme et pouvant causer d’énormes dégâts humains et matériels. Un des points essentiels du plan d’action sera l’acquisition d’un stock stratégique d’antiviraux. Certes, le coût est élevé, mais l’enjeu est grand. «Le Maroc a déjà commandé une grande quantité d’antiviraux qu’il va renforcer par une autre commande. Il s’est positionné pour acquérir le vaccin contre le virus de la grippe aviaire quand il sera fabriqué. Il a également consolidé son stock de produits de protection: blouses, sous-blouses…», note un responsable du ministère de la Santé. Ces antiviraux permettront de réduire la mortalité et de soigner les états graves dans l’attente de trouver un antidote au virus H5N1, responsable de la maladie. Parmi les autres axes, figurent en bonne place la planification et la coordination de la surveillance et l’évaluation continue de la situation sanitaire. Déjà l’Institut national de l’hygiène (INH) assure une surveillance virologique avec 75 médecins sentinelles du secteur privé dans 9 provinces dont Laâyoune. La direction de l’Epidémiologie prend en charge la surveillance clinique à travers les observatoires épidémiologiques présents dans chacune des 16 régions du Royaume. Sans oublier les services de contrôle sanitaire aux frontières et dans les aéroports afin d’éviter l’introduction des maladies de l’extérieur. «Les moyens mis en place permettent de détecter l’arrivée d’un nouveau virus quel qu’il soit, même le fameux H5N1», explique le responsable. Ce plan d’action couvre également la prévention et moyen de contention du virus si jamais il se déclare ainsi que l’organisation de l’offre de soins. «Notre objectif est d’éviter la propagation de ce virus éventuel et l’apparition des cas humains, sachant que si la pandémie se déclare dans un petit village, elle se propagera inéluctablement dans le monde entier», souligne-il.Le dernier volet de cette stratégie nationale concerne la formation et l’information du grand public pour mieux gérer la situation et éviter le désordre et la panique si le virus apparaît. Sur le terrain, la situation est calme. Seuls des cas de grippe «habituelle» sont signalés. Du côté de l’élevage, «les différentes investigations cliniques et de laboratoire n’ont révélé l’existence d’aucun indice permettant de suspecter la présence de virus de l’influenza aviaire hautement pathogène», explique le ministère de l’Agriculture. «Toutefois, la veille sanitaire se poursuit de façon rapprochée», est-il indiqué.Le département d’El Ansar a décidé l’extension de l’interdiction d’importation de toutes les volailles vivantes et de produits originaires de volailles vivantes, à partir de tous les pays déclarés touchés par la maladie. Il a également redynamisé le Comité national de vigilance de l’influenza aviaire (institué en 2004) et décidé de renforcer l’épidémiovigilance clinique de l’état sanitaire du cheptel avicole au niveau national. A rappeler que le plan d’action contre l’influenza aviaire a été élaboré par le ministère de la Santé en collaboration avec l’INH et l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Il a été soumis le 5 septembre à une commission élargie composée des différents intervenants, notamment les ministères de l’Intérieur, de l’Agriculture, les Forces armées royales (FAR), la Gendarmerie royale, la Protection civile et les ONG.


Pas d’incidence sur le poulet

La baisse actuelle du prix du poulet (entre 11 et 12 DH le kilo) n’est pas due à la crainte de la grippe aviaire. Selon Chawki Jerrari, directeur de la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole (Fisa), «ceci s’explique par une surproduction du poulet et de la dinde à laquelle s’ajoute la baisse de la consommation pendant Ramadan». La transmission de la maladie ne s’effectue pas par la consommation de la viande ou d’œuf, mais par voie oculaire ou respiratoire. «Le consommateur marocain ne doit pas paniquer car il n’est en contact qu’avec les produits finis de l’aviculture».Par ailleurs, le Maroc n’a pas d’élevage de volailles aquatiques (canards et oies), d’où la faible probabilité de transmission de la maladie par les oiseaux migrateurs qui propagent le virus à travers le monde, soulignent les experts. Même si le risque est minime, le ministère de l’Agriculture a publié une note qui sensibilise tous les vétérinaires afin de doubler de vigilance et renforcer la surveillance, surtout aux postes frontières.Nadia DREF

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