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    Rapports d'activité 1993 : La Société Générale grignote des parts de marché

    Par L'Economiste | Edition N°:143 Le 01/09/1994 | Partager

    L'exercice écoulé a permis à la Société générale de conforter sa part de marché dans les dépôts. La rentabilité, à l'instar de tout le système bancaire, est en baisse en raison de l'application des règles prudentielles ainsi que de la faible progression des crédits.

    La Société Générale Marocaine de Banques a réussi en 1993 à augmenter son total bilan de 9,3% passant de 10,33 à 11,29 milliards de DH. Les fonds propres sont renforcés ; ils passent de 873 à 957 millions de DH, soit une progression de 9,6%.

    Les dépôts progressent de 16,14%, alors que ceux du système bancaire dans son ensemble n'ont augmenté que de 9,2%. La Société générale améliore donc ses parts de marché et ce, après une quasi-stagnation depuis la fin des années 80.

    Les particuliers, cible privilégiée

    La campagne de communication basée sur l'identification visuelle et le lien avec la Société Générale ainsi que des innovations au niveau des produits aux particuliers ont permis à la banque d'atteindre cette bonne performance.

    La clientèle des particuliers représente au niveau des dépôts de la Société Générale 37,14% en totalisant 2,7 milliards de DH dont 1,7 milliard en comptes chèques. C'est sur ce créneau que la Société Générale réalise ses meilleures performances.

    La clientèle "Entreprises" a augmenté ces dépôts à vue de 16,3%. Cette forte progression est très supérieure à la moyenne du secteur. Sur ce niveau des dépôts à vue "entreprises", la part de marché de la Société Générale se situe à 8,9%.

    Quant aux crédits distribués, ils reflètent la conjoncture économique morose de l'exercice 1993. La Société Générale a octroyé 6 milliards de DH de crédits par décaissement, soit une progression limitée à 7%, les crédits par signature atteignent 4 milliards de DH et sont en recul de 2,8% par rapport à 1992. L'évolution négative des crédits par signature est générale au secteur bancaire. Les règles prudentielles éliminant la distinction engagement bilantiel et hors-bilan ont entraîné l'abandon des billets de Trésorerie par exemple.

    Quant à l'évolution des crédits par décaissement (+7%), elle cache en fait une progression de 16% des crédits à moyen et long termes. Mais il ne s'agit point de crédits d'investissement, ce sont essentiellement des crédits de "restructuration" ou des consolidations de créances en souffrance.

    Une structure "dégradée"

    Hausse de la collecte de dépôts plus importante que celle des crédits signifie que le coût des dépôts collectés a encore plus d'influence sur le compte d'exploitation. Le coût des ressources bancaires est l'un des clignotants les plus suivis. D'autant plus qu'en situation de surliquidité des banques, une partie importante des dépôts collectés n'est pas utilisée et n'est donc pas rentabilisée.

    La structure des dépôts est à apprécier en termes de dépôts rémunérés et non rémunérés. Celle que les rapports des banques présente est en général en fonction de la maturité : dépôts à vue et dépôts à terme. Or, les comptes sur carnet, ceux des compagnies d'assurances, sont à vue mais rémunérés. Mais même en utilisant l'approche du rapport, celui-ci note que les dépôts à vue ont augmenté de 11,3%, alors que les comptes à terme ont progressé de 28,1%. L'autre élément d'appréciation est fourni par les charges sur comptes et bons de la clientèle : ils passent de 276 millions de DH à 326 millions de DH, soit +18,11%. Les dépôts n'ayant progressé que de 16,4%, le coût du Dirham collecté s'est donc apprécié. Cette tendance est générale au système bancaire et explique en partie la baisse de la rentabilité du secteur.

    Dans le cas de la Société Générale, la lecture des comptes fait apparaître une baisse du résultat net. Les produits d'exploitation bancaire passent de 951 millions à 1.079 millions de DH, soit une progression de 13,4%, 5 points de moins que celle des charges sur dépôts.

    Le bénéfice d'exploitation passe de 197 millions à 200 millions de DH, soit +1,5%. Mais le résultat net baisse de 127 millions à 126 millions de DH. En fait, cette variation ne reflète que des baisses sur les reprises de provisions. L'analyse du compte d'exploitation fait ressortir une augmentation des provisions de l'ordre de 71 millions de DH, en application des règles prudentielles. Cette hausse ajoutée à celle des charges sur dépôts grève la rentabilité de la banque. Pourtant les autres charges sont parfaitement maîtrisées, et ce malgré les efforts faits en matière d'extension de réseau et de remodelage des agences. Les immobilisations nettes passent de 277 millions à 353 millions de DH. La Société Générale subit donc "la baisse tendancielle des taux de profits" du système bancaire, mais réussit à grignoter des parts de marché dans un secteur où les positions paraissaient figées.

    J.B.

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