×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste



eleconomiste
Vous êtes 205.794 lecteurs à vous connecter sur leconomiste.com chaque jour. Vous consultez 264.541 articles (chiffres relevés le 5/6 sur google analytics)
Economie

Rapport du FMI sur le Maroc
Change variable et compensation ciblée

Par L'Economiste | Edition N°:2160 Le 29/11/2005 | Partager

. Des mesures fortement recommandées dans cette conjoncture. Les réformes économiques et fiscales sont à accélérer. Retour à un système d’indexation des prix du pétroleOn n’apprend pas plus qu’on ne sait déjà sur notre réalité économique, politique et sociale dans un rapport(1) que le FMI vient de rendre public sur les avancées réalisées au Maroc. Une livraison qui traite de plusieurs aspects, comme la politique fiscale et les défis économiques, les réformes structurelles, l’environnement monétaire et la politique de change ainsi que la vision et les risques à moyen terme. D’emblée, le FMI souligne que «les conditions macro-économiques et financières demeurent stables». Néanmoins, en 2005, «le faible rendement agricole, la flambée du prix du pétrole et l’abandon de l’accord multifibres affecteront la croissance économique». Le FMI retient une évolution globale du PIB d’environ 1%, identique à celle prévue par le Centre de conjoncture marocain. Fathallah Oualalou, ministre des Finances, table, lui, sur 1,8%, et le haut-commissariat au Plan sur 1,2%. A très court terme, le FMI projette que le déficit budgétaire s’élargisse pour faire face aux chocs. Le principal défi à relever à moyen terme reste la réalisation de taux de croissance beaucoup plus élevés que cela et soutenus pour réduire le chômage et la pauvreté. Un casse-tête pour les politiques marocains, qui confient aux rédacteurs du rapport «qu’ils croient que la pauvreté, le chômage et l’exclusion sociale sont les causes directs de l’extrémisme islamique, qui est un souci politique important». Le développement social est donc «une priorité du gouvernement». A cet effet, ce dernier appuie l’accès à l’éducation, à la santé, au logement et à l’infrastructure de base ainsi que le développement rural. L’INDH sera d’ailleurs annoncée quelques jours après la fin des consultations. Les codes de la famille et du travail ont été adoptés, ce qui reflète, selon le rapport, un engagement pour favoriser la cohésion et la stabilité sociales.Pour l’économique, les autorités marocaines prévoient de réduire graduellement le déficit budgétaire, accélérer les réformes et encourager une intégration croissante dans l’économie mondiale. Le FMI souligne sur ce registre que «bien que le niveau de la dette et la pression fiscale actuelle ne représentent pas de risque pour la stabilité macro-économique à court terme, les politiques menées, si elles sont maintenues, pourraient déboucher sur un rapport dette/PIB plus élevé, réduisant ainsi la capacité de l’Etat à absorber des chocs défavorables et conduire à relever les impôts et les taux d’intérêt». Selon le rapport du FMI: «atteindre un niveau de croissance plus élevé exige des autorités d’accélérer les réformes». Les plus urgentes restent celle du système fiscal pour élargir l’assiette et abaisser les taux d’imposition du salaire. Le système de subvention des produits de base est aussi à remplacer par un appui ciblé aux groupes vulnérables. «Une réforme qui pourrait mener à une diversification de la production agricole». Ce n’est pas tout. Le FMI préconise un mécanisme d’indexation des prix du pétrole. D’ailleurs, le gouvernement réfléchit aujourd’hui au retour à ce mécanisme abandonné depuis quelques années. Le rapport note que «la consolidation fiscale libérerait également des ressources pour des investissements rentables dans des secteurs ruraux où la pauvreté est dominante».L’institution de Bretton Woods salue le travail accompli par les autorités dans les aspects liés à la libéralisation du commerce, au secteur financier, aux entreprises publiques et au marché du travail. Cependant, «beaucoup reste à faire pour renforcer l’activité du secteur privé et augmenter l’efficacité et la productivité». Le FMI préconise une libéralisation du commerce beaucoup plus poussée, une amélioration de l’environnement d’affaires et la poursuite de la réforme du secteur financier.Le régime courant du taux de change fonctionne bien et il n’y a aucun signe de déviation du dirham. Cependant, avec l’ouverture croissante de l’économie marocaine et les réformes structurelles envisagées pour augmenter l’efficacité et la productivité favorisent une transition progressive à un régime de taux de change variable. Ce n’est pas l’avis des autorités marocaines, qui affirment qu’un taux de change fixe a bien servi les équilibres financiers du pays. B.E.Y.-----------------------------------------------------------------------------------(1) Rapport sur les discussions qu’entretient le FMI chaque année avec ses membres. La consultation menée avec le Maroc sur les développements économiques et politiques s’est achevée le 10 mai 2005. La mission a rencontré Jettou, le Premier ministre, Oualalou (Finances et Privatisation), Mansouri (Travail), Mechahouri (Commerce extérieur), Boussaid (Modernisation des Secteurs publics), Mezouar (Industrie et Commerce), Jouahri (gouverneur de Bank Al-Maghrib), Azoulay (conseiller du Roi), ainsi que d’autres fonctionnaires du gouvernement et représentants du secteur privé et des syndicats.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc