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Economie

Euromed: Un code de conduite antiterroriste
DNES à Barcelone, Badra BERRISSOULE

Par L'Economiste | Edition N°:2160 Le 29/11/2005 | Partager

. Emigration et économie parmi les 5 priorités du plan d’action UN code de conduite pour la lutte contre le terrorisme et un plan de travail en cinq volets. C’est l’essentiel des accords adoptés lors du Sommet de Barcelone qui s’est achevé lundi. Dans ce plan, figurent notamment la coopération pour arrêter le fléau de l’émigration clandestine, les réformes économiques et politiques, l’implication de la société civile et une plus grande liberté pour la presse dans les pays euroméditerranéens. «Le processus de Barcelone est d’abord un partenariat de peuples avant d’être celui des gouvernements», indique Tony Blair, président de la Commission européenne lors du point de presse tenu à l’issue du sommet. Pas de détails ni du code de conduite, ni du plan de travail ni du financement. Il faudra attendre la déclaration finale. «C’est déjà un pas que d’arriver à un engagement de la part des 35 pays de l’Euroméditerranée pour la lutte antiterroriste. C’est la première fois. Il reste à finaliser ces accords», ajoute Blair. C’est donc sur fond d’engagement et de relance du processus de Barcelone, conclu en 1995, que les représentants des 35 pays euroméditerranéens se sont séparés hier. Les autres points (économie, politique d’émigration) n’ont pas posé de problème pour les négociateurs des pays euroméditerranéens. L’initiative du Maroc pour une solution de la question de l’émigration, appuyée par l’Espagne et la France dans le cadre euroméditerranéen, a été adoptée. «Une conférence ministérielle euroafricaine, réunissant les pays d’origine, de transit et de destination des flux émigrants pour dégager une approche commune, sera organisée au Maroc prochainement», indique SM le Roi Mohammed VI dans un discours lu par le Premier ministre, Driss Jettou. Le sommet, qui s’est tenu du 27 au 28 novembre, avait pour objectif d’adopter un programme de travail pour les cinq prochaines années et une déclaration politique sur les objectifs du processus en termes de paix, de stabilité et de prospérité dans la région. Pour Xavier Solona, commissaire européen en charge des Affaires étrangères, la mission a été réussie. «Le processus a une dizaine d’années devant lui».Alors que les tractations continuaient au Centre de Convention internationale de Barcelone, espace entouré d’un important dispositif de sécurité (6.000 agents de sécurité), plusieurs milliers de personnes sont sorties à Barcelone. Elles ont manifesté contre «la Méditerranée du capital et de la guerre». Lancé il y a dix ans dans l’euphorie des accords d’Oslo entre Israéliens et Palestiniens, le fossé économique s’est élargi entre Nord et Sud de la Méditerranée, en dépit des 20 milliards d’euros d’aide de l’UE. Les experts estiment déjà irréaliste l’objectif de créer avant 2010 une zone de libre-échange pour 700 millions de consommateurs en Europe et autour de la Méditerranée. «Le partenariat lancé en 1995 a été conçu pour affronter le défi d’apporter davantage de paix et de stabilité à la région», souligne le roi Juan Carlos à l’inauguration du Sommet dimanche dernier. Sommet où il y aura eu beaucoup d’absents du côté des chefs d’Etat. Sur les dix partenaires méditerranéens de l’UE conviés, seules l’Autorité palestinienne et la Turquie ont été représentées dans la capitale catalane par leurs plus hauts responsables gouvernementaux, Mahmoud Abbas et Recep Tayyip Erdogan.


Négociations

Le plus dur à négocier à Barcelone fut certainement le code de conduite antiterrorisme. Dimanche, on parlait même de l’échec de cette rencontre au sommet. La polémique a tourné autour du «droit à l’autodétermination et à la résistance» réclamé par les pays arabes. Ces derniers, bien qu’adhérant totalement à la lutte contre le terrorisme, voulaient nuancer le document final faisant référence au rejet du terrorisme «quelles qu’en soient les causes» et légitimer le cas des résistances armées face à un occupant.

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