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Economie

Rabat: Démonstration de force des syndicats

Par L'Economiste | Edition N°:1797 Le 24/06/2004 | Partager

. La grève a été suivie à hauteur de plus de 90%, selon les centrales. Vers l’escalade dans les semaines prochainesLe personnel médical en grève a laissé les blouses blanches dans les placards. Le sit-in devant le ministère de la Santé hier matin devait être un moment fort dans ce mouvement de protestation. D’ailleurs, pour éviter tout débordement, les centrales syndicales ont été catégoriques: seuls les responsables des bureaux syndicaux devaient venir manifester devant le département de tutelle. Cinq centrales (CDT, UMT, UGTM, FDT et UNMT) ont appelé les médecins, les infirmiers et le personnel administratif de l’ensemble des établissements hospitaliers publics à observer une grève de 48 heures hier. “Dans ces conditions, le mouvement ne peut que connaître du succès”, rappelle Ali Lotfi, secrétaire général du syndicat national de la santé publique, affilié à la CDT. Pour lui, le taux de réussite varie entre 90 et 98%. Cependant, les urgences et les services de réanimation ont fonctionné normalement, précise-t-il. Pour les autres services, une garde ordinaire est assurée à l’image de ce qui se fait pendant les jours fériés. Les slogans scandés par des syndicalistes mettaient en cause le gouvernement ayant fait des promesses sans pouvoir les tenir. Après le sit-in, les syndicats devaient tenir une réunion d’évaluation des résultats de cette grève. A cette occasion, les centrales prendront des décisions sur la conduite du mouvement. “Nous irons vers l’escalade puisque le gouvernement fait la sourde oreille”, répètent plusieurs responsables syndicaux. D’ailleurs, le portail du ministère est resté fermé pendant le sit-in. Selon Lotfi, la grève requiert deux aspects. Le premier est politique. Il s’agit de s’élever contre la décision antisociale du gouvernement d’augmenter la tarification hospitalière. Cela aura des répercussions sur le pouvoir d’achat des citoyens et mettra en péril le service public hospitalier. Les prix proposés pour le diagnostic et le traitement sont à peu près les mêmes que les tarifs appliqués par le privé. L’ancien parlementaire déplore “l’existence de décideurs qui se considèrent au-dessus de la loi, comme le directeur du CHU de Rabat qui oblige les indigents à payer 50% du prix des services de santé”.Le deuxième aspect est purement syndical. Le cahier revendicatif du personnel de la santé publique comporte plusieurs doléances dont la réforme du statut des médecins et infirmiers et la mise en place d’indemnités pour la garde, les astreintes et les heures supplémentaires. Rappelons que la CDT est la plus représentative dans le secteur de la santé publique puisqu’elle occupe près de 70% des sièges dans les commissions administratives paritaires. Elle est suivie par l’UMT, l’UGTM et la FDT. M. C.

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