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    Quand le Bayoud ravage

    Par L'Economiste | Edition N°:2430 Le 26/12/2006 | Partager

    A Assa, l’une des plus importantes oasis de la région agonise. Et pour cause, encore une fois, le Bayoud. Ce champignon a complètement contaminé toute la superficie de la palmeraie sans exception. L’héritage a fait que le foncier est devenu très réduit. Résultat: des microparcelles de 4 à 6 mètres par personne. Par ailleurs, la raréfaction de l’eau et l’émigration de la main-d’œuvre, essentiellement les jeunes, affecte l’activité oasienne. Le désintéressement à l’agriculture y est généralisé. Du coup, des métiers ancestraux liés à la culture oasis sont en voie de déperdition dans la région. Il n’y a pas eu de transfert entre générations et la main-d’œuvre qualifiée y fait cruellement défaut. Selon l’agence du sud, la seule valorisation envisageable pour ce site repose sur l’exploitation touristique. L’on s’attelle donc à développer ce créneau par le concept de kasbah-oasis. Sur ce registre, il a été décidé de restaurer un ksar mitoyen de l’oasis. Ksar Zaouite, c’est son nom, est le plus grand ksar du Maroc. Il remonte au XIe siècle. La réhabilitation de ce monument (tours, remparts…) a été confiée à une architecte du patrimoine marocain, Salima Naji. Selon elle, ce projet a un ancrage territorial et culturel et porte le souci de restituer le cachet originel. Il est amené à réhabiliter un lieu et un mode de vie. Mieux, reproduire les matériaux in situ, transférer un savoir-faire ou encore générer des micro-entreprises et constituer un levier économique, social et culturel pour la population locale. A l’origine, ce ksar de 7 ha était une zaouia de 360 walis. Un chef lieu spirituel pour la région. L’idée est de relier l’oasis au ksar et ériger des passerelles entre les activités. Mais pour y arriver, il faut convaincre les familles de la restitution de leur patrimoine.Pour ce ksar en particulier, certaines familles s’opposent même à la perforation du rocher. Le ksar d’Assa appartient à 7 lignages. Donc toute restauration doit songer à une répartition «équitable» de façon à ce que chaque succession soit représentée.

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