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    Affaires

    Piratage de logiciels: L'amnistie n'aura pas lieu

    Par L'Economiste | Edition N°:913 Le 11/12/2000 | Partager

    . L'Association des éditeurs de logiciels est déterminée à appliquer la nouvelle loi sur les droits d'auteur et droits voisins. Les cyberscafés proposent à Microsoft de régulariser 600 licences, et il aurait refusé de baisser les prix«Pas question d'amnistie«, martèlent les ténors de la BSA (association internationale regroupant les éditeurs de logiciels). Contrairement à l'Administration des Impôts et à la Douane, il n'y aura pas de délais pour apurer le passif. Les sociétés qui se sont servies illégalement d'un logiciel à des fins commerciales devront en répondre. La conférence tenue mercredi dernier à Casablanca sous l'égide de la BSA a rappelé encore une fois que l'impact de la piraterie informatique pèse lourd dans la balance économique. Selon des statistiques internationales, le taux de piratage au Maroc est de 65 à 75%, soit l'équivalent de 7 millions de Dollars. Et puisqu'il faut combattre le feu par le feu, les éditeurs sortent la grosse artillerie. Le texte de loi sur les droits d'auteur et droits voisins entré en vigueur depuis le 18 novembre dernier leur donne la possibilité de condamner en justice à des peines d'emprisonnement accompagnées de lourdes amendes et dommages-intérêts. «La loi a toujours existé et cela n'a pas empêché que la piraterie se développe«, souligne un représentant de la BSA. Rien que pour Microsoft, trois jugements ont été rendus en sa faveur. Les contrefacteurs devront s'acquitter d'un dédommagement de 100.000 DH par copie piratée. Mais attention, recourir à la justice est certainement légitime, reste à savoir si des structures comme les cybercafés peuvent survivre à une action judiciaire. Certainement pas. Les besoins de régularisation chez cette population sont énormes. Encore faut-il donner à celle-ci la possibilité de redresser la barre.D'après l'Association des clubs d'Internet El Fida (Acif), les contacts avec Microsoft butent sur l'intransigeance de ce dernier. Or, chaque cyber compte au moins 10 logiciels piratés. La campagne médiatique de Microsoft annonçant des mesures incitatives pour la régularisation semble avoir été un appât, du moins de l'avis des patrons de cyber. Pour cause, Microsoft renvoie la résolution de l'affaire à des revendeurs. Ces derniers ne veulent pas entendre parler d'une remise de 50% sur le prix des logiciels, pourtant déjà annoncée par l'éditeur lui-même. L'association déclare avoir présenté une demande d'acquisition de 300 licences. Réponse: le prix de l'unité est 898 DH hors taxe, soit presque le prix de vente au public. L'association ne désespère pas et déclare s'être engagée à mobiliser une demande de 600 logiciels. Elle aurait obtenu enfin une remise, mais... de 6 DH par unité, au prix de 892 DH. «Ce que Microsoft n'arrive pas à comprendre, c'est que dans une grande partie, les revendeurs nous ont livré des ordinateurs équipés de logiciels sans nous donner les licences«. Ni l'une ni l'autre des deux parties ne précise la nature du logiciel dont il est question pour pouvoir apprécier son prix sur le marché. Ce qui est sûr, c'est qu'il faut s'opposer au piratage. En revanche, pour une population de jeunes micropromoteurs, une grande souplesse s'impose pour régulariser leur situation. D'autant plus que de nouvelles relations prendront forme dans le nouveau cadre juridique. Microsoft anticipe sur ces rapports, mais à sa manière. Il lance la location de logiciels en 2001.Khalid TRITKI

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