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    Economie

    Pharmacovigilance
    Un décret pour organiser le système national

    Par L'Economiste | Edition N°:2657 Le 22/11/2007 | Partager

    . Et rendre obligatoire la notification des effets indésirables des médicaments. 1.300 cas rapportés au Centre de pharmacovigilanceImaginons un pilote d’avion qui constate un dérèglement et qui ne le signalerait pas? Dans le domaine de la sécurité d’utilisation des médicaments, le pilote est le professionnel de santé, l’avion est le médicament et le dérèglement est un événement indésirable. «C’est dire l’importance de la sécurité et la qualité qui sont l’un des principes fondamentaux des soins», indique le Pr. Rachida Soulaymani-Bencheikh, directrice du Centre anti-poison et de pharmacovigilance du Maroc et présidente de la Société marocaine de pharmacovigilance (SMPV). Les participants à une rencontre tenue la semaine dernière à Rabat ont débattu de la nécessité de la mise en place d’un cadre légal de la pharmacovigilance. «Dans cette perspective, il est nécessaire de produire un décret ministériel visant à organiser le système national de pharmacovigilance», ont-ils recommandé. Il s’agit aussi de rendre obligatoire la notification des effets indésirables relatifs à l’utilisation du médicament, que ce soit par les professionnels de la santé, les médecins, les pharmaciens, les chirurgiens-dentistes, les infirmiers et sages-femmes, ou par les fabricants et acteurs de l’industrie pharmaceutique. Ce décret aura aussi pour objectif de définir le rôle du centre national de pharmacovigilance ainsi que de ses filiales régionales. L’intérêt, de surcroît, est de regrouper toutes les informations visant à identifier les nouveaux cas d’effets indésirables et dangereux.Ainsi, 1.300 cas d’événements indésirables médicamenteux (EIM) ont été rapportés au Centre de pharmacovigilance dont 14,4% sont considérés évitables, selon les résultats d’une étude effectuée entre 2003 et 2006. Les erreurs médicamenteuses (EM) associées aux EIM évitables, se sont produites le plus souvent au niveau de l’étape de la prescription (36,3%) et de l’administration (34,8%) du circuit du médicament. La plupart des erreurs sont dues principalement à un mauvais dosage (49,3%) et un manque de suivi thérapeutique et clinique (15,9%). Parmi les EIM évitables, 41,7% sont sérieux et l’évolution a été favorable dans 93% des cas. «Le centre est capable de détecter les EM à travers les déclarations des EIM», selon ces responsables. Ces derniers recommandent la mise en place d’un système de déclaration pour obtenir une banque de données exhaustive des EIM. Cette banque permettra de détecter les erreurs médicamenteuses et contribuera à la mise en place de stratégies préventives en vue d’améliorer l’usage rationnel du médicament et assurer la sécurité du patient. A noter que le Centre marocain de pharmacovigilance a été désigné comme centre coordonnateur du projet pilote lancé en début d’année par le Centre international OMS de pharmacovigilance et l’Alliance mondiale pour la sécurité du patient. Objectif: détecter et prévenir les erreurs médicamenteuses. Par ailleurs, une étude est menée par le ministère de la Santé pour estimer la prévalence des incidents critiques aux soins dans les hôpitaux marocains. Ses résultats serviront d’arguments pour sensibiliser les professionnels de santé sur la problématique de la sécurité des patients et prévenir les mauvaises pratiques et les erreurs médicales.


    Effets indésirables

    Au niveau du CHU de Casablanca, l’équipe de pharmacologie a collecté de mai à juillet 2007, 26 effets indésirables. Ils ont été réunis auprès de 13 services hospitaliers du CHU. Les effets colligés sont dominés par les toxidermies (7 cas), les atteintes hématologiques sous chimiothérapie (5), les troubles digestifs (4), la cytolyse hépatique (2), la rupture tendineuse (1) et la pancréatite aiguë médicamenteuse (1).F.Z.T.

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