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Economie

Petite promotion immobilière
Les opérateurs durcissent le ton

Par L'Economiste | Edition N°:3105 Le 10/09/2009 | Partager

. Le secteur en chute libre Les petits promoteurs immobiliers ont décidé de passer à l’offensive. Pour ce faire, ils ont prévu des actions de «lutte» dont un sit-in devant le siège de l’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie. «Nous avons essayé toutes les voies possibles en vue de régler par le dialogue le problème que nous pose la circulaire du Conservateur général, à savoir le gel pur et dur de la petite promotion immobilière. Nos plaintes aux différentes administrations sont restées sans réponse. Idem pour nos appels au dialogue», indique Mohamed Dahbi, coordinateur local de l’Ugep (Union générale des entreprises et des professions).Les petits promoteurs immobiliers sont exposés aux effets de la fameuse circulaire (cf. www.leconomiste.com) depuis le mois de novembre 2008. A partir de cette date, les mises en concordance sont devenues inaccessibles aux petits promoteurs, aux MRE et aux citoyens. Le conservateur s’érige en contrôleur de conformité du bâti aux plans avant de délivrer la mise à jour. Alors que la mission du contrôle est une attribution légale des services de l’urbanisme des communes, de l’agence urbaine et des préfectures. «C’est un empiètement sur les compétences des autres; aucun dahir, ni décret, ni loi ne confient le contrôle à la conservation foncière», insiste Dahbi. Selon des sources syndicales, «Casablanca compte près de 1.000 dossiers en suspens à cause de la circulaire et leur nombre va crescendo». A maintes reprises, des représentants des petits promoteurs se sont déplacés au siège de l’Agence national de la conservation foncière. Objectif: discuter de la circulaire et voir les solutions possibles surtout que l’immobilier passe par une crise aiguë. «Mais le Conservateur général se refuse à tout dialogue», affirme Ahmed Bouhmid, membre du syndicat de l’Union des petits promoteurs immobiliers, affilié à l’Ugep. La seule administration qui a ouvert ses portes aux petits promoteurs est le département de Hejira. Le staff de la direction de l’urbanisme a tenu récemment une réunion avec les promoteurs et a promis de jouer les bons offices. Il était aussi question d’ouvrir d’autres horizons à ces promoteurs. Le département de l’Habitat s’engage, en effet, à étudier les méthodes à même de permettre d’associer les petits promoteurs aux programmes du logement économique et social. «Il faut reconnaître que la petite promotion immobilière offre plus de 3.600 jours en termes d’emploi direct par an et le double en termes d’emploi indirect dans les secteurs de la menuiserie, plomberie, peinture, électricité, etc.». Sans oublier aussi que d’autres s’activent avec la promotion immobilière comme le notariat, la topographie et l'architecture. Toutes ces professions ont subi les retombées de la circulaire. D’ailleurs, le syndicat des petits promoteurs immobiliers compte ester en justice contre la circulaire du Conservateur général et du directeur du cadastre. «Ce sera l’ultime recours en cas d’échec des voies de dialogue et d’un traitement par les procédures administratives», souligne Dahbi. Le syndicat estime que la circulaire a été appliquée de façon rétroactive à toutes les situations qui ont besoin de mise en concordance.Ali JAFRY

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