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    Economie

    Pêche: La production grevée par le poulpe

    Par L'Economiste | Edition N°:1724 Le 12/03/2004 | Partager

    . Les derniers chiffres de l'ONP font état d'un manque à gagner de 650 millions de DH en 2003. Les autres espèces sauvent la mise. Par côte, c'est toujours l'Atlantique qui se distinguePour la deuxième année consécutive, la production nationale de la pêche côtière et artisanale a enregistré une nette régression. Mais si en 2002 le recul enregistré au niveau du tonnage a été compensé par une hausse en valeur, cette année, la baisse a touché les deux pans de la production. Ainsi, cette dernière a comptabilisé une valeur de 2,995 milliards de DH, soit un recul de 14% par rapport à 2002. En tonnage, elle s'est élevée à 865.473 tonnes. Selon les derniers chiffres de l'Office national de la pêche (ONP), ces débarquements enregistrent une baisse de 3% en volume. C'est principalement la baisse au niveau de la capture des céphalopodes et plus particulièrement le poulpe qui a engendré le manque à gagner qui se chiffre à 650 millions de DH. Rappelons que le secteur de la pêche a vécu une année mouvementée sur fond de crise entre les professionnels et l'autorité de tutelle. Une crise ayant pour toile de fond les repos biologiques ainsi que la mise en place de quotas pour la capture du poulpe. Toutefois, les autres espèces de poissons sauvent la mise. La baisse drastique au niveau du poulpe a été quelque peu compensée par une augmentation sensible de la valeur d'autres espèces tels que le poisson blanc (+126 millions de DH), le poisson pélagique (+30 millions de DH) et les crustacés et coquillages (+19 millions de DH).Par ailleurs, l'Atlantique tient toujours le haut du pavé en matière de répartition des débarquements. Sa part représente 96% du volume total de la pêche côtière et artisanale, soit 832.227 tonnes et 92% de la valeur, soit 2,760 milliards de DH. Ces apports ont, toutefois, connu une diminution de 4% en volume et une baisse significative de 15% en valeur.Par ports, Tan-Tan et Laâyoune s'illustrent par leur bon résultat. A eux deux, ils représentent 58% du volume des débarquements de la pêche côtière et artisanale, et 26% de leur valeur. Ils ont enregistré une production de 504.055 tonnes pour une valeur de 789 millions de DH. Ce qui représente tout de même une baisse respective de 20% en tonnage et de 35% en valeur, par rapport à l'année précédente.Le transfert de halles de Mohammédia, Casablanca, Safi et Agadir à l'ONP en janvier 2003 semble leur réussir. Aussi, ont-elles réalisé une augmentation considérable tant en tonnage qu'en valeur (182.000 tonnes pour une valeur de 923 millions de DH). Ce qui représente une hausse considérable de 73% en volume et de 39% en valeur. “Ce résultat est le fruit de la mise en place d'une nouvelle organisation de la commercialisation au niveau des ports de pêche abritant ces halles. Elle s'est traduite, sur le plan national, par une meilleure maîtrise des flux, une uniformisation des procédures de gestion et une standardisation des normes d'hygiène et de qualité dans l'ensemble des halles du Royaume”, est-il indiqué du côté de l'ONP.Devant les scores enregistrés par l'Atlantique, la côte méditerranéenne fait pâle figure au niveau des débarquements. Ces derniers s'élèvent à 33.200 tonnes pour une valeur de 236 millions de DH, représentant ainsi 4% des débarquements de la flotte côtière nationale en volume et 8% en valeur. Comparée à la même période de l'année 2002, cette production a connu une augmentation de 17% en volume et une stagnation en valeur.. Sardine et anchois en baisseLe bilan de l'Office fait également une distinction par catégorie de poissons. Le pélagique qui représente 85% des captures totales de la pêche côtière et artisanale pour seulement 40% de leur valeur, avec un prix moyen de l'ordre de 1,645 DH/t. Enregistrant une légère valorisation par rapport à l'année précédente. Durant l'année 2003, la flotte de pêche côtière a débarqué 742.000 tonnes de poisson pélagique pour une valeur de 1,222 milliard de DH, enregistrant ainsi une baisse de 2% en volume et une légère augmentation de 2,5% en valeur par rapport à 2002. Pour ce qui est des principales espèces composant cette catégorie, on notera une baisse en volume de 4% pour la sardine et de 18% pour l'anchois. Les apports de la pêche côtière et artisanale en poisson blanc se sont établis à 95.500 tonnes pour une valeur de 981 millions de DH, enregistrant une hausse de l'ordre de 7,5% en volume et une nette amélioration de 15% en valeur.Malgré son faible tonnage, qui représente 11% du total des débarquements de la pêche côtière, ce groupe d'espèces a contribué pour 33% de la valeur globale, affichant ainsi une valeur moyenne, toutes espèces confondues, de l'ordre de 10,270 DH/t.


    Destination à valeur ajoutée

    Durant l'année 2003, les débarquements des produits de la pêche côtière et artisanale ont été dominés par les destinations à valeur ajoutée: la consommation et la conserve. Elles ont absorbé, à elles seules, près de 60% de cette production, enregistrant ainsi une augmentation de 25% par rapport à l'année 2002.“Il est à signaler que la rubrique “consommation” comptabilise le poisson vendu à l'état frais, dont une partie est destinée par les mareyeurs aux industries de la conserve”, est-il signalé du côté de l'Office.Tout en maintenant une part importante de 34% du total des débarquements de la pêche côtière et artisanale, la destination “farine et huile de poisson” a toutefois enregistré une diminution de 18% par rapport à 2002, en passant d'environ 365.400 tonnes à 301.300 en 2003.Considérée de plus en plus comme une alternative viable pour absorber une partie des quantités débarquées dans les ports du sud, l'industrie de congélation a enregistré un recul de 53%, passant de 67.000 tonnes en 2002 à 31.400 en 2003. Cette baisse est due à l'effondrement du stock de poulpe, qui constitue la principale source d'approvisionnement de l'activité de congélation, fortement concentrée dans les ports des provinces du sud du Royaume.Fédoua TOUNASSI

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