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    Economie

    Pêche: L’année de la relance?

    Par L'Economiste | Edition N°:2364 Le 19/09/2006 | Partager

    . Entrée en vigueur «imminente» du plan d’aménagement des pêcheries. L’accord de pêche Maroc-UE au Parlement dès octobre L’accord de pêche Maroc-UE est désormais dans le camp marocain. Objet de plusieurs reports, l’entrée en vigueur de cet accord dépend de sa ratification par le Parlement, où le projet a déjà atterri. Signé à Bruxelles en 2005, cet accord devait entrer en application depuis mars dernier, puis en mai, avant d’être ajourné sine die. En détail, il porte sur une durée de 4 ans. Il permettra à 119 bateaux de pêche artisanale européenne, en grande partie espagnols, de pêcher toutes les espèces, sauf les crevettes et les céphalopodes. Des limitations que les négociateurs marocains avancent comme les principaux apports en comparaison avec l’ancien accord (1996-1999). A cela s’ajoute une contrepartie financière que versera la partie européenne, établie à 144 millions d’euros (plus de 1,5 milliard de DH). Ce montant servira à financer la mise à niveau du secteur. Il s’agit d’un autre challenge pour les opérateurs et les départements de tutelle. Une stratégie de développement a été adoptée pour parer les dysfonctionnements dont souffre la pêche tout en préservant les ressources halieutiques. Elle a été matérialisée par l’adoption en 2005 d’un plan quinquennal, doté de 779 millions de DH. Ce plan concerne la modernisation de la flotte et des équipements des ports, l’aménagement des villages de pêcheurs dans les provinces du Sud et la construction de 9 nouvelles halles aux poissons. Il consiste aussi, et surtout, en la mise en place de plans d’aménagement de pêcheries. Un plan qui sera entamé incessamment, assure-t-on du côté du ministère de l’Agriculture. Le tout a pour objectif de parer une situation jugée alarmante. Le secteur, note-t-on dans une étude élaborée par la mission économique française au Maroc, souffre de plusieurs problèmes. En tête, une forte désorganisation (résultat de l’octroi massif de licences de pêche), des navires dont la moyenne d’âge dépasse 20 ans, une puissance motrice faible et des systèmes de conservation à bord insuffisants. A cela s’ajoutent des infrastructures portuaires jugées vétustes pour leur grande majorité.Une situation qui tranche avec le fort potentiel du secteur. Avec un espace maritime d’environ 1,2 million de km2, le Maroc dispose d’un potentiel de production estimé par la FAO à près de 1,5 million de tonnes «renouvelables tous les ans». Le pays est le premier producteur de poissons en Afrique et occupe le 25e rang à l’échelle mondiale. Ceci, grâce notamment à la sardine dont le Maroc est le premier producteur et exportateur mondial. Le secteur contribue pour près de 2,5% dans la formation du PIB national. Il emploie près de 450.000 personnes. La production moyenne au cours des 5 dernières années s’est élevée à plus de 900.000 tonnes pour une valeur de 4,5 milliards de DH. Cette production est acheminée par 9 ports de pêche, 11 ports de commerce, 30 points de débarquements aménagés et 9 villages de pêche.


    Conserve

    A elle seule, l’industrie de transformation et de valorisation des produits de la mer assure 50% des exportations agroalimentaires. Cette industrie traite près de 70% des captures de la pêche côtière et exporte environ 85% de sa production (300.000 tonnes). L’industrie principale reste la conserve de poisson (43 unités, un chiffre d’affaires à l’export de plus de 2,3 milliards de DH pour plus de 106.000 tonnes). L’industrie de la semi-conserve porte surtout sur la salaison et le traitement. Le marché espagnol demeure le plus important débouché pour le poisson frais, polarisant ainsi 64% de la valeur des expéditions vers l’étranger.T. Q.

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