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    Economie

    Le département de la Pêche peaufine sa stratégie

    Par L'Economiste | Edition N°:2364 Le 19/09/2006 | Partager

    . Objectif: sauvegarder les ressources et valoriser les produits . La zone Sud représente un potentiel annuel de 1 million de tonnesLa surexploitation des ressources halieutiques, le manque d’approvisionnement des industries et le coût de l’énergie: autant de problèmes qui continuent de peser sur le secteur de la pêche. Mohammed Tarmidi, SG du département de la Pêche, aborde, dans cet entretien , l’approche adoptée par le ministère pour assurer la sauvegarde des ressources et aider à la valorisation des produits. . L’Economiste: L’accord conclu avec l’UE répond-il aux attentes des industriels?- Mohammed Tarmidi, SG du Département de la Pêche: Il faut tout de même préciser que ce nouvel accord a suscité de nombreuses critiques, les opérateurs le jugeant moins avantageux au niveau de la contribution financière. Ce qu’il faut savoir, d’une manière générale, c’est que la contrepartie financière des accords de pêche est déterminée en fonction de la quantité et de la nature des espèces autorisées à pêcher. Dans le cadre du nouvel accord, le quota accordé a été réduit au quart de ce qui était autorisé dans l’ancien accord, soit 119 navires au lieu de 477.De plus, la majorité des navires autorisés sont de type artisanal (équivalant aux navires côtiers nationaux) et les pêcheries pleinement exploitées ou constituées d’espèces à haute valeur commerciale (céphalopodes, crustacés) ont été exclues du nouvel accord.. La surexploitation des ressources halieutiques est considérée comme la cause principale du problème d’approvisionnement des industries. Que compte faire votre département pour y remédier?- Il est vrai que certaines pêcheries connaissent actuellement une situation de surexploitation avancée, comme c’est le cas pour la pêcherie poulpière qui a traversé une crise aiguë ces dernières années. Elle se trouve actuellement en situation de redressement grâce à l’application du plan d’aménagement d’avril 2004. D’un autre côté, la principale ressource halieutique est constituée d’espèces de petits pélagiques (sardine, maquereau, chinchard...). Ils représentent environ 80% du potentiel biologique exploitable. Cette pêcherie approvisionne les conserveries, les unités de congélation, de farine et d’huile de poisson pélagique. (les fameux Omega 3). Elle permet au Maroc d’occuper le premier rang mondial, en tant qu’exportateur de conserves de sardines. Pour garantir une meilleure utilisation des ressources pélagiques, le département s’apprête à mettre en œuvre un plan d’aménagement et de développement des pêcheries pélagiques de l’Atlantique. Cela permettra d’optimiser l’exploitation des ressources halieutiques du Sud (stock C), faiblement sollicitées actuellement, alors qu’elles peuvent offrir un potentiel global de 1 million de tonnes par an. Et donc assurer un meilleur approvisionnement des industries. . Quelle stratégie pour concilier entre préservation des ressources et développement du secteur? - Notre département dispose d’une stratégie claire fondée sur les principes d’une exploitation durable et responsable du patrimoine halieutique national et son utilisation optimale au profit de toutes les composantes de la collectivité nationale. Outre la préservation des ressources halieutiques, notre stratégie vise l’amélioration de la valeur ajoutée du secteur dans l’économie nationale, sa contribution à la sécurité alimentaire. Sa mise à niveau figure également parmi nos priorités. En tant que propriétaire exclusif du patrimoine halieutique, l’Etat accomplit son rôle de protecteur de la ressource, et il définit les critères devant en garantir l’accès et l’exploitation.. Le coût élevé du pétrole est contesté par les armateurs. Quelles mesures pour leur venir en aide?- La flambée du prix du carburant est un problème affectant l’ensemble de l’économie nationale. Nous ne sommes pas les seuls concernés, tous les pays importateurs sont soumis à ce qui est désormais appelé le «troisième choc pétrolier» et aux conséquences qu’il pourrait avoir sur leur économie. Les armateurs sont les seuls aujourd’hui à bénéficier d’un carburant détaxé. Mais en dépit de cette mesure, la hausse des prix du pétrole alourdit fortement leurs charges d’exploitation. Des réunions de concertation ont été organisées avec les sociétés de distribution pour examiner les actions qui pourraient être envisagées en vue d’atténuer les effets de cette augmentation.


    10 milliards de DH d’exportations

    ENTRE 2003 et 2005, la production moyenne a été de 928.000 tonnes pour un chiffre d’affaires annuel de 5,3 milliards de dirhams. L’année 2005 a connu une évolution de 5 % en volume et de 45 % en valeur, par rapport aux deux années précédentes. Sur le plan des exportations, l’année 2005 a affiché un accroissement de plus de 36,5% en tonnage et de 32 % en valeur, soit près de 10 milliards de dirhams de recettes annuelles, ce qui correspond à environ 10% de l’ensemble des exportations totales du Maroc. Les investissements publics et privés ont totalisé un montant de 3,66 milliards de dirhams, dont 2,36 milliards dépensés par le secteur privé. Ces chiffres confirment la position du Maroc en tant que plate-forme régionale incontournable de valorisation et d’exportation du poisson à destination des marchés les plus exigeants.Propos recueillis par Nour Eddine EL AISSI

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