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    Economie

    Un fonds pour la filière oléicole opérationnel

    Par L'Economiste | Edition N°:2364 Le 19/09/2006 | Partager

    . Il s’agit d’Olea Capital qui va aider à la création de 10 fermes . Une production de 30.000 t/an d’huile d’olive prévue 10 fermes de 1.000 hectares chacune, plantées en oliviers et exploitées selon un modèle super-intensif, totalement intégrées (unité de trituration et capacité de stockage). Ce sont les objectifs du projet Olea Capital, un fonds d’investissement dédié à la filière oléicole, lancé officiellement à Marrakech hier. Il est initié en partenariat avec Asset Management (Société générale France) et le Crédit Agricole, et soutenu par la Société générale marocaine de banques. Le projet s’étend sur les principales régions oléicoles du Maroc (Tensift-Haouz, Tadla et Meknès-Saiss) avec un investissement moyen de 180 millions de DH par ferme. «Doté de 600 millions de DH de fonds propres levés auprès d’investisseurs et 1,2 milliard de DH de dette bancaire, ce fonds offrira aux investisseurs un rendement cible de 25% sur une durée d’investissement de 12 ans», indiquent ses responsables. A terme, cette initiative aura permis le développement d’une capacité agro-industrielle de production annuelle de 30.000 tonnes d’huile d’olive, conforme aux standards internationaux de coût et de qualité. Un planning est déjà en place et la première unité devrait voir le jour en septembre 2007 (voir encadré). «Lorsque les productions auront atteint leur vitesse de croisière, les unités seront cédées en priorité aux investisseurs initiaux, soit au bout de 7 à 8 ans», indique-t-on. «L’intérêt de cette démarche est de permettre aux exploitations marocaines de passer aux process industriels et à l’export», affirme Tarik Sijilmassi, président du directoire du Crédit Agricole. «La filière, rappelle-t-il, est encore très modeste et le potentiel, que ce soit en termes de surface, de production ou de qualité, est encore plus grand». La filière oléicole est soumise à de nombreuses contraintes: une quasi-absence d’organisation profonde en amont et en aval, une dispersion et une exiguïté des parcelles, une dominance d’un mode de production traditionnel, une faible diversité du matériel végétal… Le manque d’intégration de la filière ainsi que la vétusté de certaines unités de transformation sont aussi pointés du doigt. «Olea Capital ne pourra pas à lui seul rattraper le retard du Maroc, mais contribuera à le réduire».Le fonds ambitionne par ailleurs de valoriser la production marocaine en créant un label «huile d’olive du Maroc», offrant la possibilité d’embouteiller une partie de la production.


    Calendrier

    - Janvier 2007: closing du fonds- Septembre 2007: plantation de la 1re ferme- Octobre 2010: première récolte de l’unité plantée en 2007- Mars 2012: plantation de la 10e ferme- Octobre 2012: rendement à maturité de l’unité plantée en 2007- Janvier 2014-décembre 2019: cession des unités sur la base de leur rendement à maturité.Badra BERRISSOULE

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