×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Affaires

Paiement électronique: La carte à puce s’impose

Par L'Economiste | Edition N°:1776 Le 26/05/2004 | Partager

. Les banques ont jusqu’à fin 2005 pour basculer. La norme EMV assure la sécurité et la rapidité des transactions. La fraude est estimée à 0,5% des opérationsPlus que 18 mois pour se conformer à la nouvelle norme Europay Mastercard Visa (EMV). Cette norme commune fixe les standards en terme de spécificités fonctionnelles de la carte à puce. Outre les banques, elle concerne à la fois les fabricants de guichets automatiques et de terminaux de points de vente ainsi que les concepteurs de puces. Une fois que ce standard sera adopté par l’ensemble des constructeurs, la carte à puce deviendra interopérable, c’est-à-dire acceptée à l’échelle internationale par les commerçants et les distributeurs automatiques de billets de banque. «La tendance est irréversible car la carte à puce s’impose comme le support monétique le plus sécurisé. Nous prévoyons la migration au niveau de l’acquisition et de l’émission de 80% du parc avant la fin 2005», affirme Rachida Benabdellah, directeur général du Centre monétique interbancaire (CMI)(1). Pour les banques, cette migration requiert un investissement lourd, le coût de revient de la carte à puce étant estimé à 2,5 fois celui de la carte à piste, la technologie du parc actuel des cartes de paiement en circulation au Maroc. Elles devront définir de nouveaux produits et convertir progressivement ces supports monétiques en cartes électroniques, à la fin de leur validité. A fin mars 2004, près de 1,5 million de cartes étaient en circulation au Maroc. «L’objectif est d’arriver à une carte par compte bancaire», ajoute la DG du CMI. Parallèlement, les banques auront à déployer un effort commercial soutenu pour ratisser large au sein de la population non bancarisée, notamment parmi les jeunes non éligibles à la carte bancaire. La carte prépayée permet de couvrir les besoins de ce segment.Sans perdre de vue qu’à terme, il faudra converger vers la carte à puce intégrée, qui permet des utilisations multiples. Pour exemple, le Canada s’est déjà inscrit dans cette perspective en démarrant sa migration dès 2003, pour parvenir à une carte par client en 2005. Mais pour l’heure, la région de l’Afrique et du Moyen- Orient reste encore à la traîne. Il n’y circule pas plus de 3 millions de cartes et la fraude a tendance à s’aggraver. Au Maroc, ce taux est un peu plus élevé que la moyenne de la région, soit 0,5% du volume des transactions. Et le danger réside dans l’importance des transactions touristiques par carte. Ainsi, le chiffre d’affaires auprès des commerçants est de 3,7 milliards de DH, dont 70% effectués par les touristes. «Non seulement, le marché de la carte de paiement est tributaire du tourisme, mais il est exposé au risque de recrudescence de la fraude si les autres pays basculent plus vite vers la carte à puce», est-il relevé. En attendant la migration complète, il est donc préconisé de développer l’usage du paiement par carte. En 2003, seulement 9% des opérations par carte de paiement portent sur les achats. Le reste concerne des retraits dans des guichets automatiques bancaires (GAB). «Il faut que les banques encouragent le règlement direct des transactions par carte de paiement. Cela permettra de réduire la forte dépendance à l’égard des transactions de touristes étrangers», rappelle Ismaïl Bellali, directeur général du réseau Interbank. A noter toutefois que si le consommateur ne règle pas de façon spontanée ses achats par carte, c’est que le commerçant y est souvent réticent. Hormis dans la grande distribution, le règlement par carte de paiement est souvent refusé, notamment dans le commerce non organisé. Certes, le réseau d’acceptation des cartes progresse. Il compte à fin mars 2004, 14.000 points de vente et plus de 9.000 terminaux de paiement électronique (TPE). Cependant, il ne faut pas se voiler la face. Le poids du commerce informel continuera à limiter la croissance des règlements par carte. Sans oublier le niveau jugé trop élevé des commissions prélevées par la banque auprès du commerçant.


La France précurseur

Lutter contre la fraude. A l’origine, la carte à puce est conçue pour améliorer la sécurité des transactions. C’est la France qui sera le premier pays à migrer vers ce nouveau support, suite à la recrudescence de la criminalité monétique. Le résultat ne s’est pas fait attendre. Dès l’adoption du système à puce, le taux de fraude passe de 0,7 à 0,2% du volume des transactions. Depuis, la carte à puce a fait ses preuves. Après un bras de fer de plusieurs années, les Etats-Unis ont fini par adopter la même technologie pour sécuriser les passeports. Les Etats signataires de la Convention de Schengen ont aussi opté pour la carte à puce pour prévenir les fraudes sur le visa.Mais ce n’est pas le seul atout de ce support monétique. Lequel va permettre également d’améliorer les délais de transaction grâce au processus off-line. «La carte à puce est en mesure de fonctionner vite, bien et de manière sécurisée. Chez le commerçant, son passage sur la bande électronique doit requérir le même temps que le paiement cash, même en période de pointe», assure Robert Clarke, vice-président, Head of Payment Solutions Delivery. L’émission de cartes conformes à la norme EMV est censée répondre aux deux exigences: la vérification off-line du code PIN et l’ouverture/fermeture rapide du compte. Une réactualisation permanente des verrous est prévue pour mieux gérer les risques et réduire la fraude. Le succès de la carte à puce à l’échelle mondiale n’en est qu’à ses débuts. En s’appuyant sur deux alliés de taille, la téléphonie mobile et les nouvelles technologies de l’information, la puce n’a pas dit son dernier mot.Mouna KABLY----------------------------------------------------------(1) Lors du Forum monétique maghrébin organisé les 20 et 21 mai à Casablanca par l’Union des banques maghrébines en partenariat avec le GPBM et le Centre monétique interbancaire (CMI).

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc