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    Economie

    OPV Maroc Telecom
    Joli coup de pub pour la Bourse casablancaise

    Par L'Economiste | Edition N°:1911 Le 07/12/2004 | Partager

    . Déluge des ordres de souscription des institutionnels. Le taux de satisfaction de la demande exprimée jusque-là serait très faible Deux semaines non-stop chez la communauté financière depuis l’ouverture des souscriptions à l’OPV Maroc Telecom. Le week-end dernier a été particulièrement animé pour les sociétés de Bourse et les réseaux bancaires participants à l’opération. Il fallait en effet préparer rapidement les statistiques relatives aux demandes des particuliers, dont la période de souscription s’est achevée vendredi 3 décembre très tard dans la soirée chez certains points de distribution bancaires. Dimanche 5 décembre encore, à l’heure où nous mettions sous presse (voir l’édition de L’Economiste du 6 décembre 2004), des traders parlaient d’une demande surabondante des particuliers sur les titres Maroc Telecom, environ 3 fois les 20% des 14,9% du capital qui leur sont réservés, soit 26.197.042 actions. Hier matin, d’autres statistiques plus complètes, qui intègrent également les souscriptions faites auprès de Barid Al-Maghrib, montrent que les ordres des particuliers totalisent environ 5 fois cette part dédiée.Jamais OPV en Bourse n’a connu un tel succès auprès des investisseurs, en prenant en compte bien sûr la taille de l’opération et le nombre des titres mis en vente. Ce dernier facteur faisait craindre aux financiers, même les plus optimistes d’entre eux, l’échec de l’opération. Mais la demande étrangère sur les titres Maroc Telecom a fait tourner le vent. Ce qui fut également son plus grand mérite, car l’OPV a réussi à séduire et ramener davantage d’investisseurs étrangers qu’il y en aurait jamais eu à la Bourse de Casablanca. La demande des investisseurs étrangers sur les titres mis en vente a en effet explosé. Et ils en veulent encore, car leur période de souscription ne clôture qu’aujourd’hui en fin de journée. Hier encore, un trader a eu le tournis en recevant 2 ordres de 20 millions d’euros de chez des investisseurs étrangers. “On ne compte plus les souscriptions, c’est le déluge!” confie ce trader. Jusqu’à hier matin, on chuchotait toujours que la demande des investisseurs étrangers à Paris a atteint un peu plus de 4 fois l’offre, tandis qu’à Casablanca, les souscriptions des institutionnels locaux étaient encore à environ 2 fois l’offre des titres. “C’est un grand coup de pub pour la place casablancaise”, souligne un responsable d’une société de Bourse. En effet, les investisseurs étrangers devraient à nouveau s’intéresser à la cote marocaine. Fonds de pension, gestionnaires d’actifs, de patrimoine… tous les boursicoteurs étrangers, petits et grands retrouveront les chemins des sociétés de Bourse locales. D’autant plus qu’avec le niveau de demande exprimée, le taux de satisfaction serait vraisemblablement faible. La forte demande insatisfaite par l’allocation des titres serait par la suite exprimée sur le marché secondaire des titres Maroc Telecom, dès le 13 décembre. Les analystes projettent des interventions massives des investisseurs étrangers.


    Le tiers des titres Maroc Telecom à Paris

    Les coordonnateurs de l’opération, que sont Attijari Finances Corp., Merrill Lynch et PNB Paribas, n’auront plus à exercer leur option de surallocation dans le cadre du mécanisme de “Green Shoe” prévu par l’initiateur. La demande provisoire des investisseurs a dépassé largement les 130,98 millions des actions cédées. La cotation de Maroc Telecom à Paris est maintenue. Les coordonnateurs conseillent en effet à l’initiateur une double cotation pour amortir la pression de la forte liquidité du titre sur la Bourse de Casablanca. Le marché parle du tiers des titres qui sera coté à Euronext à Paris. Bouchaïb EL YAFI

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