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    Mesures prudentielles : Les propositions de l'APSF sont prêtes

    Par L'Economiste | Edition N°:259 Le 19/12/1996 | Partager

    Dans les prochains jours, l'APSF (Association Professionnelle des Sociétés de Financement) communiquera aux autorités monétaires ses propositions relatives aux mesures prudentielles. Banco pour les ratios appliqués aux banques mais la spécificité des sociétés sera prise en considération.


    UN peu plus de deux ans après sa création, l'APSF prend progres-sivement ses marques. Elle s'emploie à exercer ses responsabilités vis-à-vis des autorités monétaires, de la clientèle et de ses membres. «Les différents chantiers consacrés à la réorganisation de la profession, actuellement ouverts, sont bien avancés», indique-t-on auprès de l'Association.
    Au même titre que les banques, les sociétés regroupées dans l'APSF seront soumises, à brève échéance, à des mesures prudentielles. Tout en tenant compte de leurs spécificités, les autorités monétaires ont retenu le principe de leur appliquer les mêmes normes que les banques: 8% pour le coefficient minimum de solvabilité (ratio cooke) et 10% pour le coefficient maximum de division des risques.

    Rien n'a encore filtré sur le détail des propositions de l'APSF relatives aux différents paramètres devant servir de base au calcul de ces ratios. Une dernière touche est en train d'être apportée au dossier qui sera présenté aux autorités monétaires incessamment. Il en est de même pour le taux maximum que les sociétés de financement ne devront plus dépasser. Lors de la réunion du CNME (Conseil National de la Monnaie et de l'Epargne) tenue en juillet dernier, M. Mohamed Amine Bengeloun, président de l'APSF, avait déjà souligné qu'il convenait de déterminer non pas un seul taux, mais plusieurs, calculés par catégories de crédit. Dans tous les cas, «il paraît nécessaire, pour la fixation de taux maxima, de tenir compte des conditions actuelles objectives de refinancement, de gestion, de risque et de montant par opération», estime l'APSF. L'Association, qui s'appuie sur des exemples tirés d'Europe, notamment de France où il est répertorié une dizaine de taux, ne désespère pas de voir les autorités monétaires prendre en considération ses différentes propositions.

    Les prochaines discussions seront en principe beaucoup plus serrées sur les sociétés de crédit à la consommation. Autant que les banques. Celle-ci avaient été tancées, lors de la même réunion, par le gouverneur de Bank Al-Maghrib qui les invitait «à améliorer leur compétitivité de manière à réduire sensiblement les taux qu'elles pratiquent et ce, en réduisant le coût de leurs ressources par le renforcement de leurs fonds propres et le recours au marché des titres de créances négociables...». Celui-ci vient à peine de démarrer et les conditions générales de financement n'ont que timidement évolué. En attendant un marché financier plus efficient, les taux continueront à être relativement élevés.

    Taux effectif global


    Dans une certaine mesure, les arguments avancés pour expliquer cette situation sont recevables. En effet, les sociétés de crédit à la consommation se refinancent essentiellement auprès des banques aux conditions du marché. Le prix facturé au client comprend le coût du refinancement auquel s'ajoutent les frais généraux, un taux de risque et la rémunération des fonds propres.
    La cascade de frais ne peut cependant tout justifier. Les pratiques peu saines de certains intermédiaires renchérissent en effet un taux effectif global (TEG) que les sociétés de crédit à la consommation ne communiquent toujours pas au client. «Cela se fera», indique-t-on auprès de l'APSF. C'est là une des responsabilités que les sociétés de financement, à travers leur association, doivent pleinement assumer.
    Dans cette optique, une commission «communication et éthique», dont la mission est «de faire connaître l'APSF au public, à ses membres, ceux-ci entre eux et de veiller sur l'image de la profession», est en train de ficeler un code déontologique qui sera opposable à tous les membres. A terme, les offres des différentes sociétés devraient être plus transparentes et la concurrence jouer à fond.

    En ce qui concerne le provision-nement des créances en souffrance, l'APSF n'est pas encore sollicitée de façon pressante. Pour autant, il est précisé qu'elle travaille à harmoniser les pratiques de manière à présenter des «propositions concrètes» en temps opportun.
    Pour être à même de passer ces nouveaux caps en toute sérénité, certaines sociétés doivent se doter des compétences adéquates. L'Association s'est ainsi engagée à recenser les besoins en formation et proposer des cycles adaptés à chaque métier. Sur un autre registre, le projet d'une banque de données, dont la finalité est de fournir des informations exactes sur les montants des crédits distribués par les sociétés de financement et leur répartition par nature, est bouclé. La mise en place devrait être entamée au courant de l'année prochaine.

    Alié Dior NDOUR.


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