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    400 MDH en bons de sociétés de financement : Wafasalaf cible les institutionnels

    Par L'Economiste | Edition N°:259 Le 19/12/1996 | Partager

    Wafasalaf entend mobiliser 400 millions de DH via une émission de bons de sociétés de financement. Elle cherche ainsi à diversifier ses sources de refinancement et à répercuter la baisse des taux sur la clientèle.


    Wafasalaf lance un programme triennal d'émission de bons de sociétés de financement (BSF) portant sur une enveloppe globale de 400 millions de DH. L'opération, qui s'étale sur 1996, 1997 et 1998, cible les investisseurs institutionnels. Ces derniers seront informés des modalités du placement par mailing.
    Le taux de rendement sera négocié en fonction "de l'état du marché financier". Outre les six agences de Wafasalaf, le réseau Wafabank est mis à contribution pour la collecte des souscriptions.
    A travers ce programme de financement, la société de crédit à la consommation veut diversifier davantage ses sources de refinancement et restructurer sa dette antérieure contractée à des taux plus élevés. "Nous avons veillé à la diversification des sources de refinancement bien avant l'apparition des BSF", précise M. Abdeljaouad Doss Bennani, administrateur-directeur général de Wafasalaf.
    Ainsi, le financement bancaire représente environ 30% de l'emprunt total contre 38% contracté auprès des investisseurs institutionnels partenaires de la société, le reliquat étant assuré par diverses entreprises et personnes physiques.

    Outre la diversification des sources de refinancement, la structure de la dette se caractérise par une grande variété de la durée des emprunts. Elle permet un adossement des emprunts sur l'encours clientèle en assurant à la fois la pérennité des ressources et la minimisation du risque de taux.

    Trois baisses de taux


    "Ce sont ces deux contraintes qui vont déterminer l'arbitrage entre les BSF et les autres sources de refinancement, l'objectif étant notamment de répercuter la baisse des taux sur la clientèle", explique M. Omar El Ghissassi, directeur général adjoint de Wafasalaf.
    Les dirigeants précisent qu'au cours de l'exercice 1995 l'amorce de la décrue des taux de refinancement a permis de réduire à trois reprises les taux facturés à la clientèle.
    Par ailleurs, en levant 400 millions de DH d'ici 1998, Wafasalaf veut se donner les moyens de maintenir le rythme de la croissance de sa production. En effet, les crédits à la consommation accordés par la société de crédit à la consommation de la place se sont élevés à 683 millions de DH en 1995 et passeront à la fin 1996 à 950 millions de DH, soit une hausse de 40%. Ce qui porte sa part à plus de 25% du marché. L'encours net s'établira, lui, à 1,3 milliard de DH, en croissance de 33% par rapport à l'exercice précédent.

    Quelque 5.000 dossiers sont traités mensuellement et la société détient un portefeuille de plus de 200.000 clients.
    A fin décembre 1995, les fonds propres avant répartition s'établissaient à 112 millions de DH dont 100 millions pour le capital social. Wafasalaf affiche un ratio de solvabilité de 9%, en amélioration de 2 points par rapport à l'exercice 1994.
    Les dettes de financement ont pour leur part atteint 601,5 millions de DH au 31 décembre 1995, représentant ainsi 84% des capitaux permanents.
    Parmi les investissement effectués, le plus important concerne la mise en place d'un système informatique de gestion des crédits reliant le siège au réseau.

    Prêt personnel en tête


    En outre, en lançant le télé-marketing, Wafasalaf s'est dotée d'un dispositif comprenant une application pour le montage des dossiers, une grille de scoring, un serveur vocal et la distribution automatique des appels.
    Sur le plan commercial, Wafasalaf a opté dès le démarrage pour une gamme de produits diversifiée . "Nous sommes la première société de crédit à la consommation à introduire dès 1989 le prêt personnel réservé jusque-là aux banques commerciales", est-il précisé. Selon les données de l'Association Professionnelle des Sociétés de Financement (APSF), Wafasalaf distribue aujourd'hui 52% du montant total des prêts personnels.
    Autre produit du circuit court: le crédit revolving lancé en 1994.
    Il s'agit d'un prêt à la carte (PAC) dont l'utilisation requiert une bonne connaissance du cycle de trésorerie personnelle.
    Wafasalaf commercialise accessoirement le prêt hypothécaire bordé d'une garantie réelle, sur une durée allant jusqu'à 48 mois.
    Par ailleurs, la société distribue, via des intermédiaires agréés, les prêts affectés destinés à l'équipement des ménages.
    Le crédit loisir est, lui, distribué par des agences de voyage agréées. Enfin, le crédit automobile dont la part n'a cessé de baisser jusqu'en 1995 connaît une reprise avec le lancement du produit Fiatsalaf. Pour l'heure, le taux de pénétration de Fiatsalaf mesuré par rapport au total des voitures économiques livrées est estimé à 30%.

    Mouna KABLY.

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