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    Courrier des Lecteurs

    Les fondamentaux s'améliorent, les investisseurs attendent

    Par L'Economiste | Edition N°:259 Le 19/12/1996 | Partager

    Plus que quelques jours avant la fin de l'année. L'heure des comptes va bientôt sonner. La tendance générale révèle que l'économie réelle manifeste un léger mieux par rapport à 1995.


    EN dépit des frayeurs du premier semestre engendrées par la campagne d'assainissement, le moral est bien revenu dans les milieux d'affaires. Le PIB enregistrera sans aucun doute un taux de croissance à deux chiffres. La Direction de la Statistique (DS) et le Centre Marocain de Conjoncture (CMC) tablaient respectivement sur 10 et 11% sur la base d'une récolte céréalière de 96 millions de quintaux. L'agriculture, qui représente environ 20% de la valeur ajoutée globale, continue ainsi de peser sur le reste de l'économie par ses effets d'entraînement sur l'industrie, l'agro-alimentaire plus particulièrement.
    Le pronostic du CMC était basé sur la hausse de la valeur ajoutée de tous les secteurs. Il était attendu que l'eau et l'énergie progressent de 7,8 et 5,5% respectivement. Le BTB devrait afficher 6,5%, au terme de l'année, les industries manufacturières 3,5% et le commerce 4,5%. Cet optimisme se justifie si l'on se réfère aux chiffres annoncés par la DS, dans son bulletin du mois de novembre.
    Au terme du premier semestre, la production s'était appréciée de 4,7% pour les industries de transformation. Le secteur textile et cuir avait réalisé 7,8%, l'agro-industrie progressait de 1,3%. Les IMME enregistraient, quant à elles, une hausse de 1,6% et les autres industries 6,5%.

    Raffermissement


    Selon la DS, les résultats de l'enquête de conjoncture maintiennent le profil à la hausse au cours du second semestre, surtout au niveau de l'agro-alimentaire et du couple textile-cuir. La chimie-parachimie réaliserait en revanche des résultats moins performants que ceux du premier semestre. Les chiffres arrêtés à fin septembre révèlent que les différents secteurs productifs, qui donnent la mesure de la vigueur de l'économie, ont observé une évolution relativement contrastée. La production nette d'électricité a grimpé de 4,4% compara-tivement aux 9 premiers mois de 1995, à 8.053 mkW/h. Le volume de pétrole mis en oeuvre a par contre coulé de 9,3% à 4,209 millions de tonnes. La production de phosphates n'a atteint que 15,155 millions de tonnes au lieu de 15,258 une année plus tôt, soit une légère baisse de 0,7%, alors que le ciment a marqué une hausse de 1,2% à 4,744 millions de tonnes.
    Dans tous les cas, les différents fondamentaux se sont raffermis. Au terme des trois premiers trimestres, le déficit commercial avait reculé de 5,4%. Il était de près de 24 milliards de DH contre 25,3 pour la même période de l'année écoulée.
    Le tourisme redresse la tête. Les entrées de touristes étrangers ont augmenté de 9,1% à 1,277 million, les nuitées touristiques se sont appréciées de 0,5% à 7,7 millions. Corrélative-ment, les recettes touristiques se sont fortement accrues, passant de 7,54 milliards de DH à fin septembre 1995 à 9,73 milliards pour la même période de l'année en cours.

    Avoirs extérieurs


    Côté Trésor, le tour de vis a produit des résultats palpables. Le déficit budgétaire s'est rétréci de 1,272 milliard de DH. Cette évolution est rendue possible par une nette augmentation des recettes qui sont passées de 16 milliards de DH à fin septembre à 18,9 milliards. Les dépenses ordinaires ont suivi mais dans un rythme moins soutenu. Elles affichaient une progression de 8,2% contre 17,9% pour les recettes.
    L'évolution de la masse monétaire a, pour sa part, été contenue à 7,1%, un niveau quasiment proche des prévisions de Bank Al-Maghrib. Sur la même période, les avoirs extérieurs progressaient de 13,7% à 37,4 milliards de DH. La politique de rigueur a par ailleurs permis de contenir l'inflation à un bas niveau: 2,8% sur les dix premiers mois.
    La situation d'ensemble a ainsi déteint sur le marché boursier. L'indice général et l'actif net des OPCVM ont ainsi progressé de 2,1 et 9,3% au terme du mois d'octobre.
    C'est pourtant dans ce climat bien clément que les investissements étrangers se font moins présents. A fin septembre, le total des investissements reçus avait reculé de 6% par rapport aux 9 premiers mois. Preuve que la confiance n'est pas unanime et que la fragilité persiste. Pour maintenir une phase de croissance durable avec un taux moyen de 7%/an, l'Etat devrait garder un oeil vigilant sur son tableau de bord tout en accélérant les réformes structurelles. En ligne de mire: la résorption du déficit social accumulé durant les années d'ajustement.

    Alié Dior NDOUR.

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