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Mauritanie: Fin de l’ultimatum de l’UE

Par L'Economiste | Edition N°:2905 Le 20/11/2008 | Partager

. La junte campe sur ses positions. Sanctions encourues: suspension des relations diplomatiques et de l’aide au développementLA junte au pouvoir en Mauritanie depuis le coup d’Etat du 6 août campe sur ses positions alors que l’ultimatum de l’UE exigeant un retour à l’»ordre constitutionnel» expire aujourd’hui. Les nouvelles autorités ont toutefois fait un geste en transférant le 13 novembre le président renversé Sidi Ould Cheikh Abdallahi de Nouakchott à son village natal, Lemden, à 250 km de la capitale, où il reste toujours en résidence surveillée mais peut recevoir qui il veut. Mais ce geste a été jugé insuffisant par l’UE qui avait donné un mois à Nouakchott, jusqu’au 20 novembre, pour rétablir l’«ordre constitutionnel» dans ce pays.Le 14 novembre, l’UE, principal bailleur de fonds du pays, avait annoncé qu’elle devrait «tirer les conséquences» de l’attitude de la junte car le transfert du président renversé dans son village natal «ne vaut pas retour à l’ordre constitutionnel».Le 17 novembre, la présidence française de l’UE précisait toutefois que l’Union ne prendrait pas forcément de décision cette semaine. Les sanctions européennes pourraient principalement prendre la forme d’une suspension des relations diplomatiques et de l’aide au développement, hors aide humanitaire.Une réunion est par ailleurs prévue le 21 novembre à Addis Abeba, siège de l’Union africaine, sur le cas mauritanien. L’UA avait donné jusqu’au 6 octobre à la junte pour rétablir l’«ordre constitutionnel» mais les nouvelles autorités militaires étaient restées inflexibles.De son côté, le chef de l’Etat renversé, premier président démocratiquement élu (en mars 2007) du pays depuis l’indépendance en 1960, continue de marteler qu’il est le seul «président légitime» même s’il est encore «privé de liberté».Ses partisans rassemblés dans le Front national pour la défense de la démocratie (FNDD, anti-putsch) assurent pour leur part que les nouvelles autorités veulent «gagner du temps pour asseoir une dictature militaire».Début novembre, le chef du Haut conseil d’Etat, le général Mohamed Ould Abdel Aziz, avait résumé la position des putschistes: «Les problèmes de la Mauritanie ne peuvent être résolus qu’entre Mauritaniens, ceux qui vont à l’étranger mentir et prétendre à une quelconque représentativité n’aboutiront à rien du tout».Mais les putschistes n’ont toujours pas donné de date pour l’organisation d’une nouvelle élection présidentielle, qui pourrait pourtant contribuer à débloquer la situation. Synthèse L’Economiste

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