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Espagne: La récession arrive à grands pas

Par L'Economiste | Edition N°:2905 Le 20/11/2008 | Partager

. L’OCDE doute de la reprise future . La brique tire désormais l’Espagne vers le fondLa récession approche à grands pas en Espagne, où s’est confirmé mercredi 19 novembre le recul de l’activité au 3e trimestre, alors que les perspectives de rebond sont limitées selon l’OCDE, qui préconise des réformes douloureuses pour les travailleurs.L’Institut national de la statistique (INE) a confirmé ses chiffres provisoires de la semaine dernière: le PIB s’est contracté de 0,2% au 3e trimestre par rapport au deuxième, du jamais-vu depuis 15 ans.Ce n’est pas encore techniquement la récession, deux trimestres consécutifs de recul du PIB, mais l’Espagne y a indiscutablement un pied.Ce scénario «n’est pas à exclure», a pudiquement commenté hier le secrétaire d’Etat à l’Economie, David Vegara. «L’environnement est complexe et les données ne sont pas bonnes», a-t-il relevé.«Nous aurons sans doute un comportement économique relativement faible jusqu’à la moitié de l’année prochaine», a-t-il ajouté, pronostiquant un retour «à des croissances positives» à la fin 2009.L’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) ne semble pas partager cet optimisme. Elle voit pour l’ensemble de 2009 un repli du PIB de 0,9% et affirme que les perspectives de reprise sont limitées, sauf à adopter des réformes, dont certaines seraient douloureuses pour les travailleurs.«Certains facteurs à l’origine de la robuste performance passée sont en train de perdre leur vigueur et ne laissent espérer qu’un modeste rebond», a commenté l’organisation dans son étude économique sur l’Espagne publiée mercredi.Parmi ces moteurs aujourd’hui grippés figurent l’abondance du crédit, des taux d’intérêt bas, une entrée massive d’immigrés peu qualifiés et la féminisation de l’activité.L’Espagne sort d’une période de forte croissance (+3,7% en 2007), qui en avait fait une des économies les plus dynamiques de la zone euro, dopée par le secteur de la construction. Mais le marché immobilier s’est retourné, et la brique tire désormais l’Espagne vers le fond.L’OCDE recommande notamment au gouvernement socialiste de Zapatero, dont la popularité est en déclin, de diminuer la protection des travailleurs sous contrat à durée indéterminée. Afin de limiter l’inflation, l’OCDE recommande de désindexer les salaires de l’inflation en Espagne où la hausse des prix est traditionnellement plus élevée que dans le reste de la zone euro.Autre difficulté en vue pour le gouvernement: sa marge de manoeuvre budgétaire a fondu. Alors que l’Espagne a réussi au cours des années passées à dégager des excédents et réduire sa dette publique, le gouvernement envisage désormais que le budget 2009 sorte des clous du Pacte de stabilité européen qui prévoit de limiter les déficits publics à 3% du PIB.Synthèse L’Economiste

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