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    Economie

    Maroc-UE/Agriculture
    Les axes du nouvel accord

    Par L'Economiste | Edition N°:3173 Le 18/12/2009 | Partager

    . Des niveaux de libéralisation variant entre 67 et 90%. Six produits exclus mais avec des quotas augmentés . 1,7 milliard de DH de gain fiscal Après 10 rounds de négociations, les nouveaux protocoles agricoles apportés à l’accord d’association Maroc-UE ont été finalement paraphés lundi 14 décembre. Les négociations ont démarré, le 22 février 2006, après adoption des principes de cadrage et échange des offres de chacune des parties. Pourquoi tout ce temps? «Le Maroc a volontairement ralenti la cadence des pourparlers en vue de mieux cadrer le nouvel accord avec les objectifs du Plan Maroc vert», répond Aziz Akhannouch, le ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime. Et c’est l’un des acquis les plus significatifs. Dans la mesure où une meilleure visibilité est ainsi donnée aux opérateurs actifs et potentiels. Pour les premiers, il s’agira de se positionner sur les nouveaux créneaux ouverts au libre-échange. Opportunités, à même de drainer les investissements des seconds, nationaux ou étrangers soient-ils. Mais au-delà, le nouvel accord «consacre une ouverture à la fois maîtrisée et asymétrique du marché marocain», souligne Akhannouch. Sans oublier l’insertion dans l’accord d’une clause de rendez-vous. Il aura lieu dès que les niveaux des quotas seront atteints et au plus tard au bout de trois ans. Ceci étant, l’accord «offre un meilleur accès au marché européen pour les produits marocains et instaure une libéralisation progressive et asymétrique des échanges des produits agricoles frais et transformés ainsi que ceux de la pêche», indique Moha Marghi, secrétaire général du département de l’Agriculture et membre de l’équipe qui a mené les négociations. Une période transitoire de 12 ans est prévue pour permettre la mise en œuvre des ajustements nécessaires et notamment l’arrivée à maturité du Plan Maroc vert. Cette ouverture vise aussi à satisfaire les besoins du consommateur marocain en termes de produits de qualité et de prix. Elle assure d’autre part la compétitivité des agriculteurs et agro-industriels en permettant l’importation de tous les intrants en exonération des droits et taxes. Outre l’exclusion de 6 produits jugés sensibles par le partenaire européen, tous les autres auront le libre accès sans exonération des droits de douane et sans limitation des quantités. Toutefois, certains produits seront soumis au prix d’entrée conventionnel (artichaut, agrumes) et d’autres à ce même prix mais réduit de 30% (fruits à noyaux). En tout, le gain fiscal estimé pour le Maroc est de l’ordre de 1,7 milliard contre 700 millions de DH en termes de concessions accordées à la partie européenne. Car, l’accord permettra la libéralisation immédiate de 45% de la valeur des exportations européennes à destination du Maroc. «Proportion qui sera portée à près de 70% sur les 10 ans à venir», indique la Commission européenne. Pour le Maroc, le bénéfice immédiat est estimé à 67% de la valeur des exportations des produits frais, 98% pour l’agro-industrie et 100% pour l’offre pêche. Ces niveaux s’entendent bien évidemment hors produits soumis aux restrictions spéciales. A noter que la balance commerciale agricole demeure pour le moment favorable au partenaire européen: 14 milliards d’euros d’importations contre 8 milliards d’exportations.A. G.

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